‹ Etude théorique des alliages métalliquesChapitre 32 sur 42 · CHALEUR DE FORMATION · texte numérisé non relu

CHALEUR DE FORMATION

contraire, dégagement de chaleur avec un alliage à 0, 150/0 de carbone et 7,340 0/0 de silicium. Enfin, un ferro-silicium du commerce (C = 2,08 ; Si = 11,72) n'a pu être dissous entièrement dans le chlorure de cuivre ammoniacal. Nous parlerons à nouveau de ce produit insoluble, lorsque, dans le deuxième volume, nous traiterons des aciers au silicium.

Avec les alliages fer-aluminium, M. Osmond a trouvé que la différence entre les quantités de chaleur trouvées et calculées reste toujours faible et est partout de même signe. Il y a toujours absorption de chaleur. M. Osmond ajoute :

« L'aluminium, dans les conditions où l'emploie la métallurgie du fer, se dissout dans le fer fondu avec absorption de chaleur. Si donc, comme l'affirment les praticiens, on observe en réalité le phénomène inverse, le dégagement de chaleur constaté ne peut être attribué à une combinaison exothermique de l'aluminium avec le fer, mais seulement à la réduction par l'aluminium de l'oxyde de fer dissous et probablement à une modification allotropique du fer. La modification qui se produit normalement vers 850**, pendant le refroidissement du fer, ne se retrouve plus, en effet, en présence d'une proportion suffisante d'aluminium et a dû, par conséquent, avoir lieu au moment de l'addition. »

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