‹ Etude théorique des alliages métalliquesChapitre 31 sur 42 · CHALEUR DE FORMATION · texte numérisé non relu

CHALEUR DE FORMATION

méthode suivante : il utilise une solution concentrée de brome dans le bromure de potassium, on obtient ainsi une réaction assez rapide et, d'autre part, on évite de diminuer rapidement la concentration de la solution, ce qui arrive toujours avec Teau de brome.

Exemples. — Person semble être le premier qui se soit préoccupé de Tapplication de la chaleur de formation des alliages, mais les résultats de ses expériences ne sont que qua-

ao

kO

0%Sii

SO

ioo%Cn

Fio. 116. — Chaleur de formation des alliages Cu-Sn. Travaux de M. Herschkowitch.

litatifs. En effet» en plongeant un thermomètre dans un bain de plomb auquel on ajoute du bismuth préalablement porté à la môme température, il a reconnu que le thermomètre montait. M. Berthelot a montré que la quantité de chslleur dégagée dans la formation des amalgames est considérable. MM. Galt et Baker ont étudié la chaleur de formation du laiton. Tayler a obtenu des chiffres très faibles pour les alliages plomb-étain, plomb-zinc, étain-zinc, plomb-bismuth. MM. Louguinine et Shukaref étudièrent plus spécialement les alliages aluminium-zinc et obtinrent des nombres très faibles.

M. Herschkowitch étudia par la méthode que nous avons indiquée les alliages cuivre-zinc; cadmium-zinc; zinc-étain; cuivre-étain. Nous reproduisons les courbes* {fig. H6 et 117) ayant trait aux alliages cuivre-zinc et cuivre-étain. On voit que l'on obtient, pour les alliages cuivre-zinc un maximum correspondant nettement à la composition Zn^Cu et pour les

1. L'échelle des calories (axe des y) n'est pas indiquée dans le mémoire de M. Herschkowitch. Les valeurs de dégagements de chaleur sont données dans des tableaux qui ne sauraient trouver place ici.

alliages cuivre-étain un minimum correspondant à la formule Cu^Sn.

M. Herschkowitch conclut de ses expériences que la chaleur de formation des alliages est tantôt positive, tantôt négative, même dans le cas où Ton doit admettre une combinaison chimique.

De plus, la méthode d'attaque par le brome préalablement dissous dans le bromure de potassium n'est pas générale : le plomb, le bismuth etFantimoine, par exemple, ne se dissolvent pas assez rapidement dans ce réactif.

M. Osmond a étudié également par voie thermochimique les

lOOVo dO 60 70 60 50 M 30 20 10 0*/.Zu

07e 10 20 aO M) 50 60 70 «0 90 i00Y»Ca

Çg

Fio. 117. — Chaleur de formaUon des alliages Cu Zd. Travaux de M. Herschkowith.

alliages aluminium-fer et silicium-fer et a pu arriver à des conclusions intéressantes.

MM. Troost et Hautefeuille avaient déjà étudié les alliages fer-silicium renfermant de 3,5 à 14 0/0 de silicium et de 0,4 à 0,6 0/0 de carbone. Ils avaient montré que le silicium, lorsqu'il est en faibles proportions se dissout dans le fer avec absorption de chaleur. Pour arriver à ces résultats, ils avaient dissous les alliages dans le bichlorure de mercure.

M. Osmond a continué cette étude en effectuant la dissolution dans une solution saturée de chlorure double d'ammonium et de cuivre et a démontré que, pour un certain pourcentage de silicium la solution de ce produit dans le fer se fait avec dégagement de chaleur. Pour des alliages contenant 2,100 et 4,100 0/0 de silicium et environ 0,200 0/0 de carbone^ M. Osmond a trouvé une absorption de chaleur. 11 y a eu, au

Page 1