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Nous ne pouvons envisager ici tous les sièges pos-
‘sibles d’un infarctus (antéro-septal, basal, postéro-infé-
rieur, etc.), nous allons seulement étudier brièvement
le cas d’un infarctus antérieur et celui d’un infarctus postérieur. .
En tenant compte des données déjà émises (pro- |
jection des vecteurs anormaux sur les trois dériva-
tions V:, Vs et VF), nous pouvons déjà nous rendre
compte des anomalies que nous allons trouver. Infarctus antérieur.
En effet, en cas d'infarctus antérieur (non strictement antérieur) :
— le vectogramme frontal tourne en haut et à gauche dans le sens antihoraire; i — le vectogramme horizontal tourne en avant et à droite dans le sens horaire.
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Onde Q, au cours d'un infarctus antéro-septal En haut et à droîte : Ecvg frontal. Rotation gauche de la grande boucle QRS, droite de la boucle T.
En bas et à droîte : Ecvg horizontal. Rotation droite de la boucle QRS.
DSi
Quelle va être la direction du segment initial de la boucle vectorielle spatiale ? Il va pointer en haut, à gauche (gauche du sujet) et en avant; d’où en projetant l’allodromie vectorielle initiale sur les côtés du triangle équilatéral, l'onde Q profonde en première dérivation et l’absence de l’onde R (trou électrique) en dérivation précordiale V:, anomalies bien connues en électrocardiographie classique.
Infarctus postérieur.
En cas d’infarctus postérieur (non strictement pos-
térieur)
— le vectogramme frontal tourne en bas et à droite (droite du sujet) dans le sens des aiguilles d’une montre;
— le vectogramme horizontal tourne en arrière et à droite puis s’incurve en avant dans le sens contraire des aiguilles d’une montre et le segment initial de la bouche vectorielle spatiale va pointer ici en bas, à droite et en arrière; d’où, en projetant l’allodromie vectorielle initiale sur les côtés du triangle équilatéral, l’onde Q profonde
en troisième dérivation et l’importante onde R en dérivation précordiale V:.
Nous voyons de cette sorte que dans les cas d’infarctus antérieur, le segment initial du vectogramme spatial pointe en avant vers le foyer de nécrose et nous en donne la topographie exacte; que dans le cas d’infarctus postérieur, il point en arrière, désignant ici également la zone cicatricielle, preuves d’un diagnostic topographique plus simple qu’en électrocardiographie
classique où il faut considérer et les dérivations stan-,
dard et les dérivations précordiales. :
De plus, le cardiovectographe de J.-B. MILOVANO- VICH nous permet, en supprimant progressivement une