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des deux composantes du vectogramme, de faire émerger sur le tracé, en cas d’infarctus antérieur par exemple, une onde Q: pathologique ou en V: une onde QS, en cas d’infarctus postérieur une onde Q: ou en V: une onde R anormale dans sa forme et son amplitude.
Fiaure 13
Onde Q, au cours d'un infarctus postéro-septat à développement postérieur
En V, : grande onde R correspondant à l’onde Q,
En haut et à droite : Ecvg ‘frontal. Allodromie initiale type Q, avec rotation droite des vecteurs QRS.
En bas et à droite : Ecvg horizontal. Déviation gauche de l’axe avec rotation gauche.
Le diagnostic topographique est donc plus sûr en vectographie spatiale et nous pouvons ainsi nous expliquer les raisons pour lesquelles les cas douteux sont beaucoup plus fréquents en éléctrocardiographie classique.
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LES ALLODROMIES VECTORIELLES TERMINALES
Nous venons d'étudier de quelle façon l’infarctus du myocarde modifiait la courbe vectorielle QRS, soit dans son segment initial, soit dans son parcours; quelles sont les modifications apportées maintenant par les vecteurs anormaux sur le segment ST et la boucle T ? C’est tout la question des allodromies vectorielles terminales étudiées par H. KAUFMANN [52] selon les indications de J.-B. MILOVANOVICH.
Intérêt de la vectographie déroulée sur: > film (électrocardiovectographie).
Les boucles vectorielles T ainsi que le segment terminal de la grande boucle QRS sont très difficiles à examiner sur un tracé vectographique statique; la lenteur du processus de repolarisation ralentit en effet le spot de sorte que le raccord ST et la boucle T sont noyés dans un halo trouble et les anomalies créées par l’infarctus au niveau de ces Foace sont presque indéchiffrables.
Pour y remédier, il faut s’adresser à Pélectrocar: diovectographie mise au point par J.-B. MILOVANOVICH et P. CANTONNET [18] depuis les premiers enregistrements de HOLMANN et HOLMANN (1937) [35]. L’électrocardioÿectographie permet en effet d'enregistrer les boucles vectorielles sur une bande se déplaçant avec une vitesse constante, mais cependant réglable. De cette facon, la boucle T s’étire, se dessine nettement, tandis que le segment ST devient visible à l'œil nu.
Cette manière d'opérer possède deux autres avan-
tages : celui, d’une part de pouvoir lire sur le film le sens de rotation des vecteurs, d’autre part celui d'isoler
DL 6e ei le raccord ST qui, nous le savons, se marque en vectographie spatiale par un arrêt brusque du spot. De même qu’ils l’ont fait pour étudier les allodromies vectorielles initiales, E. DONZELOT, J.-B. MILOVANOVICH et H. KAUFMANN comparent chaque fois le vectogramme frontal et le vectogramme horizontal afin d'arriver à une synthèse spatiale du segment ST et de la boucle T.
Nous savons comment se BRESERre à l’état normal la boucle T :
Que ce soit sur le plan frontal ou horizontal, la
boucle T se trouve encastrée dans la boucle rapide
QRS. Sur le vectogramme horizontal, elle se dirige en
avant et à droite et tourne dans le même sens que la -
grande boucle QRS (sens antihoraire); sur le vectogramme frontal son sens de rotation est également celui de la grande boucle QRS (sens horaire).
La boucle T spatiale se dirige donc de bas en haut, de gauche à droite (gauche à droite du sujet) et d'avant en arrière. Son sens de rotation est horaire.
Quelles vont être les modifications apportées par linfarctus sur la boucle T vectorielle ?
— Les boucles T peuvent être déviées soit vers la droite ou vers la gauche, mais le plus simple est de toujours comparer sa topographie par rapport à celle de la boucle rapide QRS. Les deux boucles vectorielles peuvent ainsi occuper des positions différentes qu avoir une direction totalement opposée ou être seulement oblique l’un par rapport à l’autre ou encore tendre à se superposer. Dans chaque cas, la projection géométrique de ces boucles T, quelle qu’étant leur position sur les axes des dérivations standard, unipolaires ou précordiales, donne lieu à une onde T positive ou négative ou encore diphasique vérifiée en électrocardiographie classique.
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ATA forme de la boucle T peut être elle-même perturbée.
Elle est essentiellement due à la vitesse du spot se déplaçant sur le tube cathodique : plus le spot accroît sa vitesse, plus la boucle T va se trouver agrandie et inversement.
— Le sens de rotation de la er 3 peut être inversé.
. Normalement, lorsque le champ vectoriel se déplace vers la droite, on observe une rotation horaire et inversement lorsqu'il se déplace vers la gauche, on observe ‘une rotation antihoraire. Ce qui est pathologique et pathognomonique d’une allodromie vectorielle, c’est de constater une inversion du sens de rotation de la boucle T, et ceci d'autant plus que coexistent fréquemment des rotations droites ou gauches des champs vectoriels..
En résumé, au point de vue pratique, lorsqu'on se trouve en présence d’un tracé vectographique d’infarctus, quelles sont les modifications apportées dans le sens de rotation de la boucle terminale T ?
N ormalement, nous l'avons vu, le sens de rotation des boucles QRS et T est horaire dans le plan frontal, antihoraire dans le plan horizontal.
En cas d’infarctus, plusieurs éventualités peuvent
se présenter; l’on peut en effet avoir :
— une inversion du sens de rotation des deux boucles dans chacun des deux plans : rotation antihoraire des boucles QRS et T dans le plan frontal, rotation horaire dans le plan horizontal;
— une boucle QRS de rotation anormale associée à une rotation de boucle T normale, caractéris-
tique d’une allodromie de dépolarisation : boucle QRS antihoraire et boucle T horaire dans le plan frontal par exemple, tantôt la charnière