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vu qu’afin de retrouver le vecteur de lésion, il était indispensable de confronter le décalage ST dans les
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trois dérivations V:, V« et aVF, en vectographie spatiale nous l’avons immédiatement dans un plan tout au moins. dE
Les trois types de boucles T.
Nous avons entrevu de quelle manière l’étude des allodromies vectorielles initiales produites par l’infarctus permettait par la méthode vectographique spatiale un diagnostic positif et topographique précis. Il en est de même pour les allodromies vectorielles terminales portant sur le raccord ST et la boucle T. H. KAUFMANN a montré que l’on pouvait voir apparaître, par la méthode éiectrocardiovectographique, trois types essentiels de boucle T caractéristiques de l’infarctus, anomalies dont la correspondance se retrouve en électrocardiographie classique :
“— une boucle T petite, qui, étudiée par la méthode électrocardiovectographique, tourne en sens inverse du sens de rotation de la boucle rapide QRS. Elle peut
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ou rester normalement encastrée dans la boucle rapide, ou en être légèrement sortie. Cette forme pathologique de boucle T ne peut être utile quant à la topographie de la zone infarcie, étant trop difficile à analyser.
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Ecvg-F, — Boucle T petite, toufhant en sens contraire de la boucle QRS. Infarctus précoce.
— une boucle T allongée, très ample, se dirigeant dans la même direction que le segment initial de la
Fieure 16
Ecvg H. — Grande boucle T encadrant l’allodromie initiale. Séquelle
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boucle rapide QRS, l’encadrant telle une pince entre ses deux bras. Cette allodromie correspondrait au vecteur de nécrose ou vecteur virtuel par défaut, déjà responsable des allodromies initiales. Ce vecteur modifierait donc la boucle T exactement de la même facon et cor- : respondrait au trou électrique qui retentit aussi bien - sur l'onde de dépolarisation que sur l’onde de repola- risation (E. DONZELOT, J.-B. MILovaNovicH et H. KAUF- MANN) et qui serait enregistrable par le phénomène schématique de la « lucarne ». Elle serait donc toujours due à la zone de nécrose ou cicatricielle et signerait la présence d’un infarctus toujours ancien.
Sa valeur topographique est en tous les cas primordiale, car la direction de cette boucle T donne celle de la région infarcie. En cas d’infarctus antérieur, en effet, l'étude du vectogramme horizontal nous montre qu'elle pointe en avant, ce qui correspond en dérivation V: à l'onde T négative; en cas d’infarctus postérieur au contraire, l'étude du vectogramme horizontal nous montre qu’elle pointe en arrière, ce qui correspond en dérivation V:, à l’onde T positive.
:— Nous pouvons enfin avoir affaire à un troisième type de boucle T : en cas de décalage ST, la boucle T forme une anse unique avec la boucle rapide QRS et le sens de rotation des vecteurs est homologue sur chacune des deux boucles (fig. 14).
L'étude des allodromies vectorielles nous montre de la sorte l'intérêt de la méthode vectographique spatiale, (vectographie statique et électrocardiovectographie), combien le diagnostic positif et topographique de l’infarctus du myocarde devient plus sûr et plus simple. Il est d’autre part facile, si l’on utilise les vectogrammes négatifs comme le fait J.-B. MILOVANOVICH, ‘de déduire à partir des courbes vectorielles les tracés électrocardiographiques. Nous retrouvons alors sur
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chaque axe classique ou précordial les anomalies vectorielles produites par l’infarctus.
Ceci nous permet, les cas douteux étant plus fréquents en électrocardiographie classique qu’en vectographie spatiale, de toujours choisir cette dernière en cas d’incertitude.