‹ Etude Vectographique De L'Infarctus Du MyocardeChapitre 6 sur 21 · CON · texte numérisé non relu

CON

mière onde correspondant à l’orfde rapide de dépolarisation, la seconde à l’onde lente de récupération.

Au niveau du cœur humain, l'enregistrement du courant d'action produit par la contraction du myocarde va montrer cette courbe diphasique. Nous savons,

en effet, que la dépolarisation commence à l’endocarde

Epicarde

, —— Onde monophasique endocardique.

see ---- Onde monophasique épicardique.

pour se terminer à l’épicarde, mais ici, sans doute sous l'effet du gradient de pression à l’intérieur du ventricule, la courbe monophasique endocardique a une durée

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supérieure à celle de‘l’épicarde, d’où inégalité des deux courbes : c’est pourquoi l’onde définitive de récupération se trouve de même sens que l’onde définitive de dépolàrisation. Les surfaces de prépondérance de l’onde rapide et de l’onde lente ne sont pas égales, il existe un gradient ventriculaire. Css

Théorie du dipôle :

La morphologie de cette courbe diphasique normale produite soit par l'activation d’une fibre musculaire, soit par la contraction cardiaque, a été démontrée à la lumière d’une autre théorie, la théorie du dipôle.

L'on sait que dans un milieu conducteur, toute différence de potentiel entre deux points donne lieu à

un dipôle. Il va ainsi se créer à mesure de la pro-

gression de la dépolarisation ou de la récupération entre un point activé et un autre non activé, autant de différences de potentiel d’où autant de dipôles dont la valeur va être différente à chaque instànt. Il a été établi que ces dipôles avaient leur pôle positif en avant lors de la dépolarisation, leur pôle négatif en avant lors de la récupération.

A la lumière de cette donnée, un dipôle d'activation détermine la positivité du point vers lequel il se dirige, sa négativité lorsqu'il s’en éloigne, d’où courbe diphasique comprenant une onde rapide positive et une onde

lente négative lorsque le processus d’excitation s’appro-

che du point exploré; et courbe diphasique compre-

nant une onde rapide négative et une onde lente posi- tive lorsque le processus d’excitation s'éloigne du point exploré.

Au niveau du cœur humain, la théorie du dipôle explique le complexe normal électrocardiographique. En effet, l’activation ventriculaire se dirigeant de l’endocarde vers l’épicarde, le dipôle de dépolarisation s'’avance avec son pôle positif en avant, d’où l’onde

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rapide positive à l’épicarde, et l’onde rapide négative à l’endocarde. |

Mais, dans le cœur En l'onde. de dépolarisation étant plus lente, la récupération se dirige ici de la région épicardique vers l’endocarde, de sorte que

le dipôle de dépolarisation s’avance avec son pôle posi-

. tif en arrière et son pôle négatif en avant, d’où l'onde lente positive à l’épicarde et l’onde lente négative à l’endocarde.

Endocarde

Epicarde

A côté de ces deux théories, une troisième doit être citée, celle de l’angle solide : elle ne vise plus à étudier la raison des deux ondes, mais simplement leur amplitude selon les points d'application des électrodes; de ce fait, elle est surtout intéressante quant au diagnostic topographique ee de PHSTELUS du myocarde.

L'on connaît Le définition de l’angle solide. : on appelle angle solide d’un point par rapport à un corps, une portion de la surface d’une sphère, dont le rayon est égal à l’unité et dont le centre coïncide avec le point exploré, surface limitée par toutes les. lignes qui, en coupant cette sphère, unissent le point au contour du corps.

Si l’on considère ainsi dans une dérivation unipolaire, l’angle que fait le point d'application de l’élec-

RDA

trode avec les bords de la zone lésée, on peut se ren-

, . 2 LT dre compte de l’importance de l’anomalie électrique dans la dérivation considérée.

Nous verrons tout à l’heure qu’en vectographie, la théorie de l’angle solide n’est plus nécessaire puisque l’on a par la synthèse vectographique une vue d’ensemble et non une vue en perspective des phénomènes électriques cardiaques et la représentation objective du vecteur cardiaque avec sa direction.

en Ron = PAR s Une méthode un peu théorique, mais d’un grand intérêt, est encore venue enrichir le diagnostic électrique cardiaque : la recherche du gradient ventriculaire.

Le gradient ventriculaire a été défini un ensemble de gradients de potentiel instantanés, créés par la dépolarisation ét la repolarisation de la masse ventriculaire chez l’homme. Nous avons vu que les surfaces de prépondérance des deux ondes constituant la courbe diphasique normale produite par l'activation d’un tissu étaient égales, s’équilibraient, de sorte que l’addition de tous les gradients de potentiel instantanés était égale à zéro.

Or, sur le cœur humain, tout ne se passe pas ainsi : l'onde monophasique de récupération ayant au niveau de l’endocarde une durée plus longue de l’onde de dépolarisation à l’épicarde, la somme algébrique des deux ondes monophasiques n’est donc plus égale à zéro, mais aux gradients de potentiel instantanés dont l'intégrale peut être représentée par un vecteur appelé gradient ventriculaire; l'intérêt pratique du gradient ventriculaire réside en somme dans le fait qu’il exprime la relation existant entre la phase initiale (complexe Q RS) et la phase terminale (segment S T et onde T) du ventriculogramme; par ce seul fait, nous pouvons entrevoir son importance dans les thromboses coro-

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nariennes et les troubles de la conduction, tels les blocs de branche.

Après ce bref rappel des diverses théories émises pour expliquer la morphologie de l’électrocardiogramme, que pouvons-nous conclure ?

- Afin d'explorer les variations de potentiel, il nous faut les étudier entre plusieurs points, qui définissent chacun les axes d’exploration et nous donnent une sorte de vue en perspective de l’ensemble des phénones électriques. En comparant ces diverses perspectives, l’on arrive à en avoir une vue plus où moins générale : c’est ce qu’en somme s us de faire l’électrocardiographie classique.

L’écueil en est la multiplication des dérivations, la gymnastique intellectuelle nécessaire pour les comparer entre elles et aux tracés normaux, et le fait qu’aussi nombreuses que puissent être ces dérivations utilisées, elles ne donnent pas des phénomènes une représentation spatiale continue.

LA VECTOGRAPHIE SPATIALE

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