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QUE REPRÉSENTE EN FAIT UN ÉLECTROCARDIOGRAMME

Les explorations électriques du cœur ont pour but d'enregistrer les variations de potentiel développées dans le cœur à chaque contraction. Un électrocardiogramme est ainsi l'enregistrement des différences de potentiel entre deux points. L'expérience montre que les différences de potentiel successives répondent d’abord, à une variation importante et rapide, puis à une autre variation moins marquée et plus lente, le tout se traduisant sur le tracé par une onde rapide et une onde lente.

Pourquoi observe-t-on ces deux types successifs de ! potentiel ? Il est évidemment capital de le savoir puisque ce sont les anomalies de ces deux ondes que nous allons rencontrer dans l’infarctus du myocarde.

Parmi les très nombreuses théories invoquées, deux surtout sont retenues actuellement, la théorie de la membrane de BERNSTEIN et la théorie du dipôle [12].

Elles sont d'autant plus importantes à rappeler que

leur description elle-même ne reste pas étrangère à

l’idée d'expliquer les perturbations électriques provoquées par les lésions myocardiques.

Ce sont surtout les auteurs anglo-américains (WIL- SON, JOHNSTON, BURCH [11] et E. CABRERA [12]) qui ont fait appel à ces deux théories pour mieux faire comprendre l’électrocardiogramme ; nous rappellerons brièvement comment ils les exposent.

Théorie dé la membrane de BERNSTEIN :

Nous savons que tout tissu vivant quelconque, toute cellule au repos présente une polarité : les ions

positifs et négatifs sont également répartis, les pre-

miers à l'extérieur, les seconds à l’intérieur de la membrane et ne peuvent la traverser : de ce fait l’équilibre est parfait.

Si maintenant l'on excite te cellule en un point, il va se créer une brusque chute d’équilibre entre les charges positives et négatives. Ces dernières vont traverser la membrane qui devient elle-même électro-négative : il se produit ce que l’on appelle une dépolarisation. Puis à mesure que le retrait de l’excitation avance, il se constitue un regain d'équilibre jusqu’à repolarisation complète, le tout se caractérisant sur le tracé par une onde monophasique.

En enregistrant dans le même moment au moyen d’une seconde électrode un autre point de la cellule ou de la fibre musculaire, nous obtenons une seconde onde monophasique égale à la première, mais présentant un certain retard sur elle.

Le tracé final montre une onde diphasique résultant de la différence existant entre les deux ondes monophasiques ou étant égale à la somme algébrique des deux ondes monophasiques de sens opposé; la pre-

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