‹ Étude Zootechnique de Quelques Échantillons de Laine Provenant d'Afrique Occidentale FrançaiseChapitre 7 sur 17 · PROVENANT DE LA BERGERIE D'EL-OUALADIJI · texte numérisé non relu

PROVENANT DE LA BERGERIE D'EL-OUALADIJI

Avant d'aborder l'étude particulière de chaque échantillon, nous aurons à formuler quelques remarques pratiques ayant surtout trait à leur prélèvement.

D'abord la laine qui nous a été envoyée provient de la tonte : c’est là une erreur, et il nous semble indispensable de rappeler ici la technique de prélèvement. Isoler une mèche sur l’animal et la saisir entre le pouce et l’index droit ; disposer l’index gauche en crochet, et tirer à la base de la mèche : on procède ainsi par arrachement et l’on se trouve alors en possession d’un échantillon constitué de brins complets avec leur bulbe,

Ensuite, la laine a été mise sous enveloppe, en vrac, ce qu’il faut éviter à tout prix : pendant le transport, elle s’est tassée, mise en boule, les ondulations se sont déformées, et nous avons éprouvé de

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grosses difficultés pour obtenir une mèche présentable ; en cherchant à les déméler, on étire plus ou moins les brins dont les bases ne se trouvent plus à la même hauteur, ce qui est fort gênant si l’on veut avoir avec exactitude la longueur relative, qui est

prise sur toute la mèche.

Enfin, quelques échantillons nous ont été expédiés lavés, ce qui n’est pas à préconiser non plus, car on ne peut examiner le suint et la propreté, d’où étade incomplète.

Le reproche général qu’on peut adresser à toutes ces laines, c’est :

1° D'être souvent souillées par le sable et presque toujours par la présence de graines de graminées qui s’accrochent dans la toison et que les indigènes appellent cram-cram (ceuchnus catharticus) et augmentent le déchet au peignage.

2° L’irrégularité de longueur des brins, due à ce que la tonte n’a pas lieu à époques régulières.

3° La présence d’une certaine proportion de jarre tenant au mélange de béliers maures avec la

race à laine.

Il n’en reste cependant pas moins vrai que cer-

tains échantillons présentent de réelles qualités que nous verrons au cours de l'étude qui va suivre.

Echantillon N° 1 Macina, prélevé sur des mou-

semer 20 ve

tons de case. — Les moutons de case sont des animaux qui vivent avec l’indigène, comme chez nous le chien de la maison. Ils sont particulièrement bien soignés et engraissés en vue des fêtes.

Propreté= 17. Résistance moy.= 14 gr. 05.

Ondulations p. 10 cm.= ro. Diamètre moyen des cassu- Longueur relative L= 145 ", res — 39 p.37.

Longueur absolue A= 155"%. Surface moyenne de rup- Rapport d’allongem' R= 93,5. ture= 902 p° 9934. Diamètre moyen= 46 y 59. Résist. au p?= 15 mmgr. 59.

Elongat. pour 10 c®= 2g""90

-— DIAMETRE

min. max. iplusfréquent moyenne BrIMAN TR. ent 27,90 67,97 34,95 31,13 DORA EN 32,02 60,98 53,59 DT DRE MAN IE ais 34,90 D8,29 kh,27 47,02 DD MER US 41,94 58,25 48,93 48,64 DU AIMER Eh 27,20 58,29 48,93 45,72 DOM MO Nes aie 41,94 58,29 h1,93 47,34 DA RD PS eee 44,27 60,58 51,26 49,35 DD pr 39,61 93,99 44,27 49,43 DD OI on 39,61 58,25 46,60 45,73 SDL O a el te 41,94 59,92 46,60 50,19

Echantillon très propre, sans cram-cram, mais renfermant très peu de suint. Le canal médullaire, très net, s'étend sur toute la longueur de la fibre.

Un fait est à noter : dans la majorité des brins, sauf, bien entendu, à l'extrême pointe, le diamètre de l’extrémité est sensiblement égal au diamètre de la moitié base. Les brins sont assez réguliers : deux seulement ont présenté des éclatements de la corticale et un seul une dilatation, très progressive d’ailleurs, avec augmentation concommitante du canal.

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