‹ Études administratives (volume 2)Chapitre 4 sur 43 · VIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

VIII PRÉFACE

aux lumières répandues par l'école et par le barreau, l'administration a connu ses devoirs, la jurisprudence s'est fixée, et la règle a remplacé l'arbitraire.

La science a été reléguée sur le second plan et n'a pas obtenu la même attention. A la vérité, elle a trouvé dans les assemblées politiques des organes éloquents : elle n'a pas fait défaut au conseil d'État, où se conservaient les hautes traditions administratives. Mais, à l'époque même où les discussions des chambres arrivaient librement au public, celles qui ne touchaient point à la politique étaient à peine reproduites par les organes éphémères de la tribune. Les délibérations du conseil d'État, dépourvues de publicité, ne laissaient point de trace; et si quelques professeurs, animés d'un zèle studieux, ont appelé la science à ouvrir la carrière au droit, la science n'a été le plus souvent que le sujet accidentel et fugitif de leur enseignement.

Il est nécessaire de lui ouvrir un champ plus vaste ; on a fait savoir au propriétaire privé de son domaine, par des raisons d'utilité publique, quelle dette l'État contracte envers lui, au contribuable quelle limite les demandes du fisc ne peuvent dépasser, à chaque citoyen quels sacrifices lui sont imposés au nom de la nécessité; on a traité enfin toutes les questions qui concernent la propriété et les droits privés. N'est-il pas d'un intérêt au

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