‹ Etudes africaines. Préf. de Guillaume de GreefChapitre 19 sur 84 · CHAPITRE I. — GÉNÉRALITÉS · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. — GÉNÉRALITÉS

Une certaine densité de la population dans une contrée est la condition nécessaire de tout état social policé. Si les hommes sont très clairsemés, l'élan et la volonté d'effort feront souvent défaut à ces êtres apeurés et sans émulation. Si, au contraire, les êtres humains surabondent dans une région, le pays pourra produire et se couvrir de routes, une certaine division du travail apparaîtra, un développement social florira, accordé au génie des habitants.

Le spectacle des régions tropicales et équatoriales d'Afrique confirme le soutènement : les époques les plus brillantes du Soudan coïncident avec une grande densité des populations, et c'est parmi les tribus les plus peuplées que l'on voit aujourd'hui les noirs les plus avancés, comme les Ugandais, les Abyssins, les Nigériens, les Azandé.

Il se comprend donc que la question de la densité de la race noire préoccupe les colonisateurs. A l'heure présente, elle retient leur attention à cause de son influence sur la main-d'œuvre industrielle. Elle doit la fixer aussi au regard du développement agricole des colonies, comme au regard de l'avenir social de la race bantu.

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