‹ Études Anatomiques sur Les Grossesses TubairesChapitre 27 sur 67 · RARE · texte numérisé non relu

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Weoster, qui a vu et décrit cette gangue péri-endothéliale, la considère comme étant d’origine maternelle et formée par des cellules déciduales.

Nous n'avons pu saisir la filiation entre ces éléments et les éléments fœtaux. Nous serions donc tenté de les considérer avec Webster comme la manifestation anatomique d’une réaction maternelle des cellules conjonctives péri-vasculaires.

5° Il n'y a pas de limite nette entre la capsule externe de l'œuf et la paroi du sac.

C'est là une différence essentielle entre la capsule externe de l'œuf tubaire, et ce que l’on appelle la decidua serotina uterine. Ce fait constitue, à notre sens, un argument de plus en faveur de l'origine fœtale des éléments de la capsule de l'œuf tubaire jeune, éléments qu'aucune barrière déciduale ne contient. Cette limite est si peu nette que Poppel (1), Léopold (2), Cornil (3), Stroganoff (4) ont pu voir des villosités chorialesen pleine couche musculaire. Elles correspondent vraisemblablement à l'envahissement, par le tissu conjonctivo-vasculaire fœtal, des colonnes cellulaires fœtales qui dès les premiers stades de la greffe ovulaire se fraient un chemin jusque dans les cavités vasculaires maternelles. :

6° Au voisinage immédiat de la capsule externe de l'œuf, la paroi tubaire présente une intense infiltration leucocytaire diffuse, constituant, dès les premières semaines, ie phénomène le plus net de réaction maternelle.

C’est là une constatation que nous avons faite sur toutes nos pièces. Nos planches photographiques montrent bien au niveau de la greffe de l'œuf, cette réaction maternelle, dans le tissu conjonctif, autour des vaisseaux, entre les faisceaux musculaires.

Quel est le rôle de ces leucocytes, accourus en quelque sorte au niveau de la zone de fixation de l'œuf? Nous ne pouvons le définir avec précision : nous nous bornons à le signaler comme un témoignage

(1) POPPEL, cité par SIROGANOFF.

(2) L£opoLp. Tubenschwangerschaft mit äusserer Ueberwanderung des Eies und consecutiver Hæmatocele retro-uterina. Archiv f. Gyn., 1876, Bd 10,8, 248.

(3) CORNIL, Loco ritate.

(4) STROGANOFF, Loco citato.

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. de l'intensité des phénomènes biologiques de réaction maternelle.

7° La paroi du sac a une épaisseur et une structure très différente, suivant l’âge de la grossesse et, sur la même pièce suivant les régions.

La paroi du sac dans la zone d'insertion pariétale de l'œuf, en dehors de la zone prédisposée à la rupture ou rupturée que nous étudierons dans le chapitre VI, se présente sous des aspects différents sui. vant l’âge de la grossesse.

Au début, sur notre pièce de la quatrième semaine, nous n'avons trouvé que peu de modifications, quant à la structure et à la disposition topographique des éléments anatomiques. La paroi du sac est musculo-conjonctivo-vasculaire, la seule modification que nous ayons constatée à cette époque, est la richesse en nombre et en volume des vaisseaux sanguins et lymphatiques ; il y a également, d’une façon discrète, un peu d’œdème du tissu conjonctif.

* La paroi a, en certains points, une épaisseur moindre qu’à l'état de vacuité. Il faut tenir compte, dans l'appréciation de cette épaisseur, de la dilatation mécanique de la trompe par la brusque apoplexie ovulaire. Cependant cet amincissement peut être réel; il est des régions de la zone d'insertion pariétale de l’œuf, où la paroi n’est guère: constituée que par des fibrilles conjonctives et par le feuillet séreux du péritoine.

Un peu plus tard, à la fin du deuxième mois, les modifications s’accentuent : l'æœdème du tissu conjonctif, la dissociation irrégulière des faisceaux musculaires et l'hypertrophie de ces faisceaux (le protoplasma etle noyau des fibres musculaires étant augmentés de volume), | l'hypertrophie du système vasculaire sont, dans certaines régions du sac, très évidentes. Par contre, d’autres parties du sac sont amincies et purement conjonctives.

Au troisième mois, sur nos pièces, la paroi est surtout conjonctive, ou conjonctivo vasculaire ; on retrouve bien de ci de là quelques gros faisceaux musculaires épars, mais peu nombreux et dissociés par le tissu conjonctif.

Quant à l’épaisseur du sac dont nous venons d'étudier les éléments, elle est très variable. YŸ a-t-il à ces variations une loi? Le nombre de documents utilisables (coupes totales bién orientées, avec mensu-

EAN -T ee rations micrométriques) sur lesquels nous pourrions nous appuyer, est trop peu considérable pour nous permettre de formuler des lois. Cependant, d'après nos pièces, nous pouvons dire qu'au niveau de la zone d'insertion pariétale de l’œuf, en dehors de la zone de

rupture

1° L’épaisseur du sac est (sur nos pièces) moins considérable au niveau de l'insertion pariétale de l’œuf qu'au niveau du pôle libre ;

2° L'épaisseur du sac au niveau de l'insertion pariétale de l'œuf est (sur nos pièces) d'autant moins considérable qu’on examine un point plus rapproché de la zone voisine de la rupture ; Û

3° Quand la greîfe ovulaire s’est faite sur le secteur mésosalpingien de la trompe, l'épaisseur du sac semble être accrue par le renforcement musculo-conjonctivo-vasculaire qu’apportent au sac les éléments du mésosalpinx ;

L° L’épaisseur du sac va croissant de son équateur à ses

pôles.

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