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Nous retrouvons la couche de fibrine dense, mais moins alvéolaire, plus compacte. On retrouve encore par places les vestiges des amas de grosses cellules, mais ces cellules ne sont plus représentées que par des masses homogènes sans noyaux ou par des noyaux irréguliers, fragmentés, prenant mal la coloration,
En dehors de cette couche et se continuant insensiblement avec elle, s'étend la couche superficielle fibrineuse, plus épaisse, plus large ; son bord libre est abondamment infiltré de leucocytes.
D. — Le pôle libre de l'œuf dans un sac tubaire ampullaire renfermant un fœtus long de 15 centimètres.
Sur une coupe sagittale passant à 30 millim. de la base interne du sac (obs. XID),le pôlelibre de l'œuf recroquevillé (après l'ouverture du sac et l'extraction artificielle du fœtus) forme une calotte membraneuse libre, en rapport avec le secteur supérieur de l'ampoule tubaire (pl. XVIIL, fig. 42 et 43). Son grand méridien sagittal mesure, supposé déplissé, 50 millim. : il atteint, au niveau des plus grandes circonférences du sac, 65 millim. Son plus grand méridien frontal atteint 120 miilim. Ce pôle libre de l’œuf s'insinue en une pointe mousse coiffée d'un caillot fibrineux dans la cavité du pôle interne du sac,. cavité serpentine qui se continue directement avec la cavité vide de la portion isthmique de la trompe.
Cette calotte est purement membraneuse; elle n'est pas villeuse. Son épaisseur totale varie de O0 millim. 3 à O0 millim. 5. Elle est constituée par les couches suivantes qui se superposent de dehors en dedans (pl. XIX, fig. 44 et 45) :
1° L'amnios (épais de 120u), tapissé par une mincecouche pavimenteuse aplatie ; son tissu sous-épithélial est constitué par une substance presque amorphe, très vaguement fibrillaire, discrètement semée de cellules à noyaux ronds ou ovales très petits. Une couche cellulaire, constituée par de petits éléments aplatis, le sépare du chorion.
2 Le chorion (épais de 215 y) est constitué par un tissu fibrillaire presque amorphe, dont l'aspect est bien différent de celui du chorion placentaire, riche en fibrilles conjonctives et tout semé de cellules conjonctives. Les cellules de cette lame choriale sont surtout abondantes dans les parties externes du chorion, où elles forment une
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couche d'apparence singulière. Ces cellules, volumineuses (30 ), sont extrêmement claires ; entre le contour de la cellule et le noyau est un espace circulaire, translucide, qui ne s’est pas coloré. Le noyau central est pâle, rond ou ovale, et mesure en moyenne 12 y. Ces cellules, isolées ou réunies par groupes de 2 ou 3, sont placées dans de véritables logettes, qui semblent creusées au sein d’une substance intercellulaire amorphe, que l'hématoxyline teinte discrètement en masse.
3° En dehors de cette lame choriale et La tapissant dans toute son étendue est une couche cellulaire que nous appellerons la capsule externe du pôle libre de l'œuf, qui se présente sous les aspects suivants :
Tantôt c'est une couche unique de cellules cubiques. Leur noyau, volumineux (20 u), prenant assez vivement la coloration nucléaire, est entouré d’un protoplasma très peu abondant.
Tantôt c'est une couche constituée par plusieurs assises de cellules semblables aux précédentes, englobées dans un réseau de travées de fibrine dense. Son épaisseur varie de 60 à 120 y.
En certains points (pl. XIX, fig. 44), on voit une nets villosité nécrotique, enchâssée dans cette couche capsulaire, au delà de laquelle est la cavité tubaire libre.
La muqueuse tubaire qui lui fait face est représentée par des franges couchées contre la paroi, légèrement hypertrophiées et coalescentes, dessinant un stratum aréolaire. L'épithélium qui les tapisse dans toute leur étendue est cubique, il ne dépasse pas 15 &. Le stroma des franges est riche en petites cellules conjonctives non hypertrophiées et en capillaires ectasiés, gorgés de sang.
On la suit jusqu’au sommet de l’angle que forment le pôle libre de l'œuf et la paroi tubaire, au niveau du bord de l'insertion pariétale de l'œuf. À ce niveau, les franges coalescentes, infiltrées de leucocytes et de fibrine, forment à la capsule externe de l'œuf un chaton que l’on suit sur une étendue de près de 1 centim. sur certaines coupes, et qui n'est bientôt plus constitué que par une couche épithéliale souscubique discontinue, tapissant un caillot fibrineux.
Au niveau des deux bords du placenta et sous le chorion du placenta s'est produit, en effet, un hématome, incomplètement bridé par ce chaton, hématome au sein duquel on retrouve les villosités nécro-
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tiques et une couche de fibrine dense en continuité avec la capsule externe de l'œuf, tant du côté de l'insertion pariétale que du côté du pôle membraneux.
La paroi musculo-conjonctivo-vasculaire de la trompe, en face du pôle libre de l'œuf, a une épaisseur qui varie entre 1 millim. 2 et 0 millim. 3 (paroi rétractée après l'extraction artificielle du fœtus). L'élément conjonctif domine et est formé par des fibrilles conjonctives tassées. En certains points ce tissu est plus lâche et légèrement œdémateux. Les éléments musculaires que dissocie ce tissu conjonctif hyperplasié sont hypertrophiés. Les vaisseaux sont nombreux et ectasiés.
II. — ÉTUDE SYNTHÉTIQUE DES ÉLÉMENTS ANATOMIQUES QUI CONSTITUENT LE POLE LIBRE DE L'OEUF
Le chapitre de l’anatomie du pôle libre de l'œuf dans la grossesse tubaire est certainement celui qui, dans les descriptions soit didactiques, soit particulières de presque tous les auteurs, est le plus vague et le plus incertain.
La raison de cette incertitude est double : c’est, d'une part, ce fait que la plupart des pièces anatomiques étudiées étaient inutilisables : grossesses arrêtées dans leur évolution depuis un temps variable ; œufs disloqués par l’apoplexie ovulaire ; sacs largement rupturés, ou opératoirement déchirés, ou insuffisamment étudiés (coupes fragmenaires). |
C'est, d'autre part, l'influence des idées théoriques directrices qui ont présidé à ces examens, idées directrices dont la tendance évidente était bien moins la simple constatation objective des faits que la recherche d’un encapsulement tubaire de l’œuf, assimilable à son encapsulement dans la muqueuse utérine.
Nous ne reprendrons pas, jugeant cette étude stérile, la discussion des observations anciennes, dont les auteurs se rangent dans le camp de ceux qui admetteut, ou dans le camp de ceux qui nient la « réfléchie tubaire », sans apporter plus d'arguments objectifs les uns que les autres. Leurs arguments manquent de base, anatomique précise. C'est