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cette base que réclamait Fraenkel (1), dans un travail critique qui résume bien l'état de la question, vers 1894.
Il est nécessaire, dit-il, d'avoir une image d'ensemble de la pièce, sur laquelle on puisse voir nettement le point d'insertion de la « réfléchie », son pôle, ses rapports avec des villosités, etc...
Depuis 1894, nous avons retrouvé dans la littérature quelques
descriptions répondant aux desiderata de Fraenkel et permettant de se faire une idée positive du pôle libre de l'œuf tubaire (2).
Zedel (3) donne une bonne description histologique concernant un œuf tubaire jeune (obs. 1); malheureusement son observation ne renferme aucun détail d'anatomie topographique macroscopique de la pièce. Il montre l'œuf tubaire limité par un tissu homogène de canalisirt fibrin englobant quelques rares cellules qu’il nomme déciduales ; à ce tissu se surajoute, au niveau de l’angle de réflexion, une couche counjonctivo-musculaire tapissée par un épithélium.
Hofmeier (4) décrit et figure 2 grossesses tubaires ampullaires de la dixième à la douzième semaine en évolulion, absolument comparables par leur topographie, leurs rapports avec le pavillon, le développement égal des villosités sur tout le pourtour de l'œuf, à notre pièce figurée planche IX. La membrane limitante, sur laquelle s'insèrent les villosités de ce « placenta réfléchi », est constituée par
(1) FRAENKEL. Untersuchungen ueber die Decidua circumflexa und ïhr Vorkommen bei Tubenschwangerschaft. Archiv f. Gyn.,1894, Bd 47.
(2) Nous signalons une observation de KüTH (Studien ueber die Einbettung des Bies in der Tube. Monatsch.f Geburt. und Gyn., 1898, Bd 8, p. 590) qui aurait trouvé le pôlelibre de l’œuf constitué par l’épithélium tubaire, le tissu conjonctif de la muqueuse, la couche longitudinale interne de la paroi musculaire. L’œuf serait ainsi enfoui en pleine couche circulaire par une sorte d’excès de migration intra-pariétale. D’après les figures annexées à ce travail, l'œuf était apoplectique et rompu. La description de son pôle libre ne concerne donc que la base de la calotte qu’il formait, base dontla rupture de l’œuf,la contractilité et la rétractilité tubaire, ont peut-être modifié les rapports. Il eût fallu une étude en placé d’une pièce en meilleur état pour légitimer l'hypothèse d’un enfouissement sous-musculaire au sens de Füth, de l’œuf tubaire.
(3) ZeDEL. Zur Anatomie der Schwangeren Tube mit besonderer Berücksichtigung des Baues der tubaren Placenta. Zeitschrift f. Geb. und Gyn., 1893, Bd 26, $. 78 (obs. I).
(4) HorMEIER. Placenta prævia in der Tube. Festchrift der phys. med. Gesellschaft, Würzburg, 1899.
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une couche dense compacte, fibroïde, renfermant de grosses cellules « déciduales » dont le nombre va diminuant des bords au pôle.
Cornil (1) décrit et figure un œuf tubaire qui, d'après l’image, semble être d'environ 2 mois : une « pseudo-caduque réfléchie », venue de la trompe, formait l'enveloppe externe de la partie libre du placenta ; l'expansion du tissu conjonctif de la trompe était couverte à son bord externe de cellules cylindriques sur une longueur variable de 4 à 7 millim. Son tissu conjonctif contenant des cellules déciduales, se confondait alors avec de la fibrine fibrillaire tassée ou. contenant dans ses loges des globules rouges, des globules blancs ou des cellules déciduales. Elle s’unissait à sa face interne avec des villosités placentaires.
Nous apportons 4 observations d'âge différent, dont 2 déjà présentées par nous (2) à la Société d’obstétrique, de gynécologie et de pædiatrie, de Paris.
Nous nous croyons en mesure d'aborder avec ces documents l'étude anatomique du pôle libre de l'œuf tubaire de la quatrième semaine à la fin du troisième mois.
De notre exposé analytique nous tirerons, d’une part quelques propositions, synthétisant les points principaux de l'anatomie du pôle libre de l'œuf sur nos pièces ; — et d'autre part, à titre d'hypothèse, quelques conclusions sur la nature et sur la signification de cette « réfléchie tubaire » ou, plus rigoureusement, de cette membrane limitante du pôle libre de l'œuf tubaire.
1° Il existe dans la trompe gravide, pendant les premiers mois, de la quatrième semaine au troisième mois, d'après nos pièces, une membrane limitant, du côté de la cavité tubaire effacée mais persistante, le pôle libre de l'œuf.
2 Cette membrane est constituée par une couche capsulaire continue, essentiellement formée par un stroma alvéolaire de
(1) Cornixz. Sur l'anatomie et l’histologie de la grossesse tubaire, Aevue de gynécologie et de chirurgie abdominale, janvier-février 1900 (fig. 13, p. 23).
(2) Couvexzaire. Note sur l'anatomie de la réfléchie dans la grossesse tubaire. Société d'obstétrique, de gynécologie et de pædiatrie de Paris, mars 1900.