‹ Etudes antiquesChapitre 39 sur 87 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

LE CHOEUR

Un vieillard l'accompagne.

ÜLTSSE) k Télëmaqua.

Soyons prudents !

Us arancent. *

TÉLëMAQUE, à Pénélope.

Voici l’hôte dont nous parlions,

Ma mère. Quoique pauvre et vêtu de haillons,

Vous devez cependant lui faire bon visage.

Car il paraît instruit et parle en homme sage.

11 a connu mon père en pays étranger ,

Dit-il ; et, s’il vous plaît , on peut l’interroger.

— Veuillez donc le traiter honnêtement, ma mère.

Il sa pUce derrière le siege de sa mère.

PÉNÉLOPE

Vous ne m’apprendrez pas ce qu’il convient de faire,

Mon fils. Aurais-je acquis un renom de vertu ,

Si j’accueillais moins bien l’étranger mal vêtu?

A Ulysse.

Approchez-vous, mon hôte, et seyez-vous vers l’âtre. Demain vous dînerez à la table du pâtre.

On vous fera coucher, ce soir, dans un endroit Où vous pourrez dormir sans endurer le froid;

Et si je m’aperçois que vous parlez sans fraude.

Je vous ferai présent d'une robe ample et chaude.

— Répondez-moi, d’abord. Comment vous nommez-vous? Quel est votre pays? Qui vous conduit chez nous?

ULYSSE

ULYSSE

C’est donc vous que je vois, magnanime princesse , Vous dont chacun s’accorde à vanter la sagesse !

Je vous salue, ô vous dont le nom glorieux A rempli l’univers et volé jusqu’aux deux!

PE.NÉLOPE.

Ah ! ne m’appelez plus glorieuse , à cette heure.

S’il est un triste nom pour la veuve qui pleure, Donncz-le-moi , vieillard; car ma gloire a péri Du jour où j’ai perdu mon bien-aimé mari.

— Dites-moi cependant quels lieux vous ont vu naître.

ULYSSE

Je suis né fils de roi. Vous connaissez peut-être La Crète, une grande île’au milieu de la mer.

Où commandait Minos, issu de Jupiter.

Son fils Deucalion d’un premier liyménée Eut deux enfants, dont l’un se nomme Idoménée;

Je suis son autre fils et me nomme Aëthon.

Nous étions tous deux beaux et vaillants, disait-on.

— Or, Ulysse voguait vers Troie ; une tempête Contraignit ses vaisseaux à relâcher en Crète.

Mouvement (Tattention parmi les femmes fidèles.

J’accueillis de mon mieux Ulysse en ma maison;

11 y resta dix jours, ayant tout à foison ;

Et le onzième jour, la tempête calmée Lui permit de partir, suivi de son armée.

PÉNÉLOPE

Quoi ! vraiment 1 c’était bien Ulysse, mon époux?

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