‹ Etudes antiquesChapitre 68 sur 87 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

AMPIIINOME, sortant du ^oup«*

Ma foi ! je ii'y puis rien.

ANTINOUS

Qu’était-ce donc qu’ Ulysse, et quel bras que le sien!

CTÉS1PPB| allant m remettre à table, arec la pluf art des prétendante.

Buvons !

ANTINOUS

La terre grecque en femmes est féconde ,

Et qui perd une épouse en trouve une seconde.

Mais ce qui m’humilie et me met en courroux ,

C’est qu’on dira qu’Ulysse était plus fort que nous.

EURYUAQUE.

Il n’était pas plus fort ; non. Un Dieu nous empêche De tendre aujourd’hui l’arc et de lancer la flèche.

C’est aujourd’hui qu’on fête Apollon , mes amis ,

Et c’est pourquoi ce jeu ne nous est pas permis.

Demain , au dieu de l’arc offrons un sacrifice ,

Et, protégés par lui, nous tendrons l’arc d’Ulysse.

^ ULYSSE J s’approchant.

C’est parler sagement. Laissez faire les Dieux ;

Celui qu'ils appuîront sera victorieux. ,

— Cependant prêtez-moi cet arc , je vous en prie ;

Je veux voir si ma main est encore aguerrie.

Ou si ma vie errante et tant de maux soufferts Ont ravi la souplesse et la force à mes nerfs.

BURTHAQUE.

Garde-toi d’y toucher, ou j’apprête un navire.

232 ULYSSE

Vagabond , et t’envoie au méchant roi d’Épire.

TKLÉMAQUK.

Cet arc est à moi seul ; si j’en veux disposer,

Quel est le prétendant qui s’y peut opposer?

— Vous cependant, ma mère, allez .avec vos filles,

Et leur distribuez la laine et les aiguilles;

Et surtout ayez soin qu’elles ne sortent pas ;

Car leur place est chez vous et non dans les repas.

PÉNÉLOPE

C’est vrai , mon fils. Un Dieu vous dicte ce langage Empreint d’une sagesse au-dessus de votre âge.

— Je me retire donc.

Auüi terruiie».

Venez, femmes.

Elle sorti accompagnée toutes les femmes.

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