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Études archéologiques et variétés

ous le titre d'Études archéologiques et Variétés, je réunis en volume certains travaux sur des questions d'actualité ou d'intérêt public, fruits de mes heures de loisir de ces dernières années. Quelques-uns de ces écrits ont déjà été publiés, il est vrai, dans les Rapports de la Société Royale du Canada, de la Société de Géographie de Québec ou dans des revues et journaux littéraires du pays ; mais, en les réunissant ici avec d'autres matières inédites, j'ai eu soin de les revoir et d'y apporter quelques modifications qui leur donnent presque tout l'intérêt d'une première publication.

Je ne prétends pas faire connaître au monde savant aucune nouvelle découverte en archéologie, deux conditions essentielles me manquant pour atteindre ce but : le savoir nécessaire et l'indépendance sous le rapport de la fortune qui, outre les loisirs qu'elle procure, permet de se transporter sur les lieux et de se rendre compte de visu des objets ou des choses qui font le sujet de ces études ; ce que je me propose en publiant ce volume est, avant tout, d'être utile à mon pays, en aidant à vulgariser la connaissance de certaines études et découvertes archéologiques actuelles, et d'éveiller, si possible, parmi mes compatriotes, le désir de donner plus d'attention à ces questions, dont se

préoccupent les hommes de progrès de presque tous les pays.

Des amis, bien intentionnés sans doute, mais peu au fait de l'importance et du développement extraordinaire que l'archéologie préhistorique a pris depuis ces dernières années, m'ont quelquefois insinué que ces sortes d'études n'étaient que de peu ou d'aucune utilité.

A cela, je dirai d'abord que l'étude de l'antiquité a toujours présenté à mon esprit un attrait particulier, et, en second lieu, qu'il serait peu glorieux pour nous de nous tenir à l'écart, comme si le mouvement scientifique contemporain pouvait nous laisser indifférents.

Il faut avouer que nos concitoyens d'origine britannique nous ont devancés dans cette voie, et la science pleure encore la perte qu'elle vient de faire de l'un de ses plus illustres représentants dans notre pays : sir Daniel Wilson.

Il est certain que l'archéologie dans ses diverses branches, dont l'étude peut paraître aride dans les commencements, ne tarde pas à captiver l'esprit, qui finit par y goûter un véritable plaisir. Les progrès que cette science a accomplis depuis un demisiècle, ont découvert à nos regards étonnés des horizons naguère encore tout à fait inconnus de l'histoire de l'humanité ; ils nous ont révélé l'existence, le degré de civilisation, les croyances, les mœurs, les usages publics et privés de maints peuples dont, jusqu'ici, nous ignorions même les noms ; ses conquêtes, en un mot, en élargissant le cercle de l'antiquité de l'homme, ont pour ainsi dire renouvelé la face de l'histoire. Je ne crains pas d'ajouter que l'archéologie est une de ces sciences dont l'étude constitue un puissant préservatif contre la littérature malsaine, fléau de notre époque, qui

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