Études archéologiques
Les Monuments, dont l'étude forme l'objet de ces trois mémoires, n'ont d'autre lien entre eux que d'être conservés dans les collections clermontoises. Le sarcophage chrétien sert d'autel à la chapelle du cimetière ; les anciens inventaires de la Cathédrale se trouvent aux Archives départementales ; la Bible du xii*^ siècle est un des plus précieux trésors de notre Bibliothèque municipale. Ces monuments m'ont semblé intéressants à des titres divers, mais il m'a paru surtout qu'il y avait quelque utilité à appeler l'attention sur eux et à montrer l'importance qu'ils ont dans l'histoire de l'art. De brèves notices leur ont été consacrées déjà et ils sont mentionnés dans plusieurs guides, mais la valeur artistique de la Bible de Clermont a été jusqu'ici un peu éclipsée par la réputation, très légitime d'ailleurs, de la belle Bible de Souvigny, qui offre avec elle la plus grande ressemblance ; le sarcophage des Carmes-Déchaux est confondu dans le recueil de Le Blant avec une multitude d'œuvres analogues, mais dont il se distingue, comme je m'efforcerai de le montrer, par des qualités toutes particulières ; enfin on n'a peut-être pas tiré jusqu'ici des inventaires de la Cathédrale tous les renseignements archéologiques qu'ils renferment. C'est ce qui m'a décidé à présenter ce travail à la Société des " Amis de l'Université " qui s'intéresse avec sollicitude à tout ce qui concerne les richesses naturelles ou artistiques de l'Auvergne. Ce m'est un agréable devoir de remercier notre président, M. le D'' Gautrez, notre dévoué secrétaire général, M. Accarias, et mes chers collègues du Comité de rédaction qui ont bien voulu m'encourager à poursuivre cette étude. Je tiens aussi à exprimer toute ma reconnaissance à mon cher collègue et ami M. Lamotte, professeur à la Faculté des Sciences, à l'obligeance duquel je dois la plupart des clichés qui m'ont permis d'illustrer ce travail.
Louis Bréhier.
Clerinont-Ferrand, le 29 Avril /909.