PREFACE. IX
des autorités romaines au temps des Césars et des Antonins, et sur leur conduite à l'égard des sectes religieuses. Loin de s'être montrés cruels à plaisir, ceux qui avaient établi le droit civil sur des principes si remarquablement exacts, avaient porté le même esprit de sagesse dans le droit criminel. S'élevant au-dessus de toutes les superstitions, les magistrats avaient pour règle la tolérance absolue de tous les cultes, et ils n'intervenaient dans l'exercice des rites que pour interdire les pratiques inhumaines ou contraires aux bonnes mœurs.
Aussi constaterons-nous que les premières confréries chrétiennes n'ont point été persécutées, qu'elles virent au contraire leur liberté d'action protégée et qu'elles se plurent à le reconnaître.
Nous rechercherons enfin sous l'influence de quelles conceptions mystiques et de quels intérêts s'est formée la légende de la persécution des chrétiens sous Néron, et quelles ont été les diverses phases de son développement.