‹ Études bibliques (volume 2)Chapitre 5 sur 27 · Origines de l'histoire , 1, xvi · texte numérisé non relu

Origines de l'histoire , 1, xvi

raire est destinée seulement à faire valoir l’idée fondamentale, qu’elle revêt d’une forme sensible en rapport avec l’état d’esprit de l’auteur humain et de ses contemporains. L’idée fondamentale, par exemple, l’idée du Dieu créateur appartient à la révélation ; la présentation de cette idée sous la forme convenable aux temps où l’écrivain sacré a vécu se ferait sous l’influence de l’inspiration. On ne nie pas l’inspiration d’une parabole en disant que la vérité de la parabole n’est pas à chercher dans les termes figuratifs mais dans le sens figuré. Les termes figuratifs n’ont qu’une vérité relative, une valeur de proportion, selon qu’ils sont aptes à faire valoir la morale du récit ; et la parabole tout entière est vraie, bien que ses éléments ne soient pas vrais de la même manière.

Lenormant et d’autres encore disent aussi qu’il y a des erreurs dans l’Écriture, en matière d’histoire et de sciences humaines. Le cardinal Newman (à qui on fait avec raison l’honneur d’un paragraphe spécial) admettait dans la Bible des obiter dicta , membres de phrases, propositions, remarques accessoires, qui pouvaient contenir des erreurs et qui n’étaient pas inspirés. Lenormant ne contestait pas l’inspiration des passages ou morceaux qu’il ne croyait pas devoir prendre à la lettre. C'est pourquoi il s'est contredit jusqu’à un certain point en formulant cette proposition générale 1 : « Les décisions de l’Église n’étendent l’inspiration qu’à ce qui intéresse la religion, touche à la foi et aux mœurs, c’est-à-dire seulement aux enseignements surnaturels contenus dans les Écritures. Pour les autres choses, le caractère humain des écrivains de la Bible se retrouve tout entier.» Newman maintient l’inspiration des parties purement historiques, sauf dans les menus détails, obiter dicta. Mais il semble 11e pas

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