Histoire du peuple d'Israël, II
l'espérance messianique d'après EKNEST RENAN 261
rimmortalité derâme^ » La dynastie davidique est associée à ces espérances, parce que Amos et Osée, a hommes sagaces », en étaient venus à « Tidée que le culte d'une nation n'est solidement établi que quand il est protégé par la royauté ; ils [)rennent en pitié Samarie, qui n'a pas su se faire de dynastie durable ; ils arrivent à l'idée que la dynastie de David représentera seule la destinée de la race d'Abraham'^ ». Quant à la conversion des Gentils, c'est aussi une idée que Renan voit grandir, « d'année en année ^ », dans la prédication d'Isaïe : « le iahvéisme des prophètes du viii^ siècle ayant la prétention d'être la morale absolue, il était naturel (toujours !) qu'on arrivât à y voir une religion bonne pour tous les hommes, et à concevoir Tespérance que tous les hommes s'y convertiraient^ ».
Notre critique avait été initié dans sa jeunesse au régime de la théologie scolastique, et il lui en est resté, sans doute malgré lui, une certaine tendance à expliquer toutes les croyances religieuses comme