Cf. Is. XLV
l'eSPÉKANCE messianique d'après ERNEST RENAN 267
de victoire-. Israël était habitué à vaincre sous son nom. Les prophètes n'ont pas cessé tout à fait de le considérer comme un guerrier redoutable. C'est lui qui brise, au moment voulu, sans effort, mais avec éclat, Torgueil des conquérants, qu'ils s'appellent Sennachérib, Nabuchodonosor ou Antiochus. Dans les menaces d'Isaïe à l'adresse du roi d'Assur^, dans celles des prophètes qui ont annoncé la chute de la puissance chaldéenne^, dans la description de la défaite que devra subir en Palestine Gog, roi de Magog^, dans les prévisions de Daniel touchant la mort d' Antiochus Épiphane^, lahvé se montre comme l'adversaire invincible du roi païen. Vrai Dieu, il apparaît comme l'ennemi personnel de l'idolâtrie. Dieu d'Israël, comme le vengeur de son peuple. C'est toujours le même Dieu que le cantique de Débora fait accourir du Sinaï, à travers les monts de Séir et la plaine d'Édom, pour combattre
4. L'affection des anciens prophètes pour le nom de lahvé Sebaoth tient probablement à cette idée.