Cf. Ex. XXXII, il
d'Israël se prolonger longtemps, ou bien lahvé ne serait plus lahvé ! Quand un saint Paul attribue encore à Israël un privilège unique par-dessus toutes les nations, ne voit dans son incrédulité présente qu'une occasion providentielle de salut pour les Gentils, et s arrête à la pensée qu'Israël luimême ne manquera pas de se convertir au dernier jour ^ avant la fin, toujours supposée prochaine, estil si étonnant que les prophètes, en croyant à l'avènement du règne de justice, aient cru d'abord et surtout à l'avenir d'Israël, l'élu de Dieu^? L'idée du règne de lahvé n'est pas une simple conception de justice sociale, c'est une idée toute religieuse. L'erreur de notre critique sur la question de croyance est en rapport avec celle qu'il a commise touchant le rôle des prophètes. A des prédicants socialistes il fallait une théorie de justice sociale. Le système ne manque pas d'équilibre; il manque seulement de vérité.
Le règne messianique apparaît comme la suprême victoire de lahvé. Et lahvé n'a-t-il pas toujours été un dieu de combats glorieux ? Renan a cité souvent avec complaisance le vieux livre des Guerres de lahvé. Toutes ces guerres, il ne faut pas en douter, étaient des guerres heureuses. lahvé était un dieu