La voilà MANIFESTEE
qu’on n’avait point encore entendu (exposer) avant moi, j’ai dit ; Maintenant que cette vérité sublime de la douleur estbien connue, la voilàcom- PLÉTEMENT CONNUE. Quand je fus bien pénétré de cette idée ,
selon la réalité, l’œil le
raisonnement naquit.
10. Bhixus, au sujet de lois qu’on n’avait point encore entendu (exposer) avant moi, j’ai dit ; Maintenant que cette vérité sublime , l’origine de la douleur est bien connue, la VOILÀ ABANDONNÉE. Quand je fus bien pénétré de cette idée,
selon la réalité, l’œil le
raisonnement naquit.
11. Bhixus, au sujet de lois qu’on n’avait point encore entendu (exposer) avant moi, j’ai dit : Maintenant que cette vérité sublime de la destruction de la douleur est bien connue , la voilà manifestée.
Quand je fus bien pénétré de cette idée, selon la réalité,
l’œil le raisonnement
naquit.
12. Bhixus, au sujet de lois qu’on n’avail point encore entendu (exposer) avant moi.
ai-je dit. ces mots, Bhixus, relativement à des lois qu’on n’avait point encore entendu (exposer), l’œil naquit pour moi, la connaissance naquit, la connaissance avancée naquit, la science naquit, la vue naquit*. (Manque dans le tibétain.)
10. Telle est la sublime vérité (appelée) la voie qui mène à la destruction de la douleur, ai-je dit. A ces mots, Bhixus, relativement à des lois qu’on n’avait point encore entendu (exposer), l’œil naquit pour moi, la connaissance naquit, la connaissance avancée naquit, la science naquit, la vue naquit.
1 1 . Mais aussi cette voie
qui mène à la destruction de la douleur, cette sublime vérité , IL FAUT la méditer, ai-je dit. A ces mots, Bhixus, relativement à des lois qu’on n’avait point encore entendu (exposer ) , etc
1 2. ‘ La voilà méditée , aije dit. A ces mots, Bhixus, relativement à des lois qu’on
j’ai dit ; Maintenant que celte vérité sublime, la voie qui mène à la destruction de la douleur est bien connue, la VOILÀ MÉDITÉE. Quand je fus bien pénétré de cette idée, selon la réalité, l’œil naquit., le raisonnement naquit.
S III (IV). Conséquences de
révolution duodécimale.
1 . Bhixus , aussi longtemps que cette évolution duodécimale, qui fait ainsi tourner trois fois ceaqualre vérités sublimes, n’avait pas fait naître (en moi) l’œil, la connaissance, la science, le discernement, le raisonnement, aussi longtemps je n’aspirais pas à être délivré de ce monde avec ses dieux, avec son Brabmà et son démon , des hommes avec leurs ascètes (çramanas) et leurs brahmanes, (de cette agglomération) de dieux et d’hommes : la pensée du départ [ou de la sortie), du détachement, de la délivrance absolue, de l’affranchissement de l’erreur, ne pouvait abonder en moi.
Bhixus, je n’avais pas cette conscience intime qui fait dire : Je suis un Buddha parfait, en possession de la Bô-
n’ avait point encore entendu (exposer), l’œil naquit pour moi, la connaissance naquit, la connaissance avancée naquit, la science naquit, la vue uaquit*. (Madique dans le tibétain.)
§ IV. Conséquences de l’évolution duodécimale.
I . Aussilongtemps, Bhixus, que je n’avais pas fait ainsi tourner trois fois ces quatre vérités sublimes sous douze faces , et que (par conséquent) la vue de la connaissance telle quelle est ne m’était pas parfaitement pure, pendant tout ce temps , Bhixus , je ne pouvais, dans ce monde, avec ses dieux, son Brahma, son Màra (démon) , en présence de ces créatures composées d’ascètes et de brahmanes , de dieux et d’hommes, me rendre ce témoignage : Je suis un parfait Buddha , arrivé à la Bôdhi complète, qui n’a rien audessus d’elle.
(ihi complète , qui n’a rien audessus d’elle.
2. (Mais) Bl)ixus,à partir du moment où l’évolution duodécimale, qui fait tourner trois fois ces quatre vérités sublimes, fit naître en moi l’œil , la science , le discernement, le raisonnement, à partir de ce moment, la pensée d’être délivré de ce monde avec son cortège de dieux, avec Brahmà et le démon, des hommes avec leurs ascètes et leurs brahmanes, (de cette agglomération ) de dieux et d’hommes , la pensée delà sortie, du détachement, de la délivrance absolue, de l’affranchissement de l’erreur, abonda en moi. Bhixus , j’eus alors la conscience intime qui fait dire : Je suis un Buddha parfait, en possession delà Bôdhi complète, qui n’a rien au-dessus d’elle.
2. Mais, Bhixus, à partir du moment que je fis tourner trois fois sous douze aspects divers ces quatre vérités sublimes , en sorte que la vue de la connaissance telle qu’elle est devint parfaitement pure, alors, Bhixus, dans ce monde, avec ses dieux, son Brahmà. son Màra, en présence de ces créatures mêlées de çramanas et de Brahmanes, de dieux et d’hommes, je me rendis ce témoignage, que je suis un parfait Buddha, doué de la Bôdhi complète, qui n’a rien au-dessus d’elle. Aussi la connaissance, la vue (ou la vue de la connaissance, d’après le tibétain, et peut-être même d'après le pâli) est-elle née pour moi, ma délivrance est inébranlable ; je suis à ma dernière naissance; je ne reviendrai pas à l’existence.
(Nota. Au lieu de • dieux et bommes, « il faudrait dire «rois et sujets,» d’après la traduction birmane, qui rend dêvapar samuti-nat. La traduction tibétaine dit bien «rois, chefs des hommes, » mais seulement pour rendre le mot
S IV (V). Conversions et prodiges.
1. A cel exposé de la loi, l’œil de la loi sans poussière et sans tache naquit pour l’Avusmal Kaundinya et pour quatre-vingt mille dieux bien préparés.
2. Puis Bhagavat adressa ces paroles à l’Ayusmat Kaundinya ; Kaundinya , coni-
pajâya «créature» : elle supprime aussi le mot Brahmanes , et cela dans les deux paragraphes. Le premier de ces paragraphes, d’un sens si clair et si net en lui-même, est inintelligible dans la traduction tibétaine; et au second, la fin diffère notablement du pâli; elle dit : Cette science m’est apparue, j’ai une délivrance comme il n’y en a pas eu auparavant; j’ai obtenu le Nirvana, de manière à ne plus reprendre désormais aucune existence.)
Ainsi parla Bhagavat ; les cinq Bhixus, pleins de joie, se réjouirent du discours de Bhagavat '.
S V. Conversions et prodiges.
1 . Pendant l’exposé de cette révélation, l’œil de la loi, sans poussière et sans tache, naquit pour l’Ayusmat Kondanya (ou en tibétain, Kaundinya). Dès qu’on possède la loi de l’origine, on possède la loi de la destruction.
2. Au moment même où Bhagavat venait de faire mouvoir la roue de la loi , les dieux
Phrase qui ne se trouve pas dans tous les textes pâlis.
prends-tu bien la loi ? — Trèsbien, Bhagavat. — Kaunclinya, comprends- tu bien la loi? (la) comprends-tu bien ?
— Très-bien, oui, très-bien, Sugala.
Parce que l’Ajusmat Kaunçlinya avait très-bien compris la loi , à cause de cela, le nom de Ajrïâtâ (Kun-çes « qui connaît bien » ) Kaunclinya lui demeura attacbé.
de la terre firent entendre leur voix. [Bhagavat , direntils, a fait mouvoir, àBénarès (Bàrânasî), à Rsipatana (Isipatana), dans le Mrgadàva (Migadâya), la roue delà loi [qui n’a rien au-dessus d’elle , et qui n’avait point encore tourné], cette roue que ni çramana, ni brahmane, ni dieu, ni Mùra, ni Brahma, ni personne àu monde n’aurait pu mettre en mouvement.
La parole des dieux terrestres fut entendue par les dieux (de la région) des quatre grands rois qui la répétèrent :
Bhagavat fa fait mouvoir à Bénarès, à Rsipatana, dans le Mrgadàva, cette roue de la loi qui n’a rien au-dessus d’elle, [et qui n’avait point encore tourné ] , cette roue que ni çramana, ni brahmane , ni dieu , ni homme , ni personne au monde n’aurait pu mettre en mouvement.
La parole des dieux (de la région ) des quatre grands rois fut entendue des dieux Trayaçtrinçat (Tàvalinsâ), — des dieux Yàmas , — des dieux Tusitâ (Tussitâ), — des dieux Nirmânaratayas ( Nimmânarali) , — des dieux Parinirmitavaçavartinas (Parinimmitava-
3. c L’Ayiismat Kaunclinya a bien compris la loi !» A cgs mots , les Yaxas qui sont à la surface de la terre élevèrent la voix : « Compagnons , Bliagaval, à Bénarès (Vàrànaçî), à Bsivadana, dans le bois des Gazelles, a fait lourneren trois fois sous douze faces diverses la roue de la loi qui renferme la loi : nul èire au monde, ascète ou brahmane, ne l’avait encore fait tourner, tant soit peu, selon la loi, et c’est pour le bien d’un grand nombre d’êtres, par all'cction [ou compassion) pour le monde, en vue de l’avantage, de l’utilité, du bien des dieux et des hommes, qu’il l’a fait tourner :
la tribu des dieux prend de l’accroissement, celle des Asuras décline. » Telle est la voix qui fut entendue.
J. As. Extrait n’ i i . ( i 866-1
savatti) ,qui la répétèrent successivement (en ces termes) :
Bbagavat l’a mise en mouvement à Bénarès, à Rsipatana, dans le Mrgadàva, cette roue qui n’a rien au-dessus d’elle, [qui n’avait point encore tourné] , et que ni cramana , ni brahmane, ni dieu, ni Màra , ni Brahma, ni personne au monde n’aurait pu faire mouvoir.
3. A ces mots, en cet instant, en ce moment , à la minute , la voix pénétra jusqu’au monde de Brahma, et ce monde, avec ses dix mille éléments, trembla, trembla fortement, fut violemment secoué. Une clarté immense et merveilleuse apparut dans le monde, clarté qui dépassa la puissance divine des dieux (d’après le tibétain : la vigilance, l’étonnement, la lumière se manifestèrent dans les mondes).
[Cette manifestation ayant eu lieu dans les mondes, après que Bralimà eut entendu exposer la loi [ou mieux : aprè.s avoir entendu Brahmâ exposer la loi), les dieux rentrèrent chacun dans leur demeure].
La voix des Yaxas de la surface de la terre fui entendue des Yaxas qui se promènent dans le ciel, puis successivement des dieux de la section des quatre grands rois , — des dieux Trayaçtrinçat, — des dieux Yàmas, — des dieux Tusilas, — des dieux INirmânaratayas , — des dieux Paranirmitavaçavartinas. Et de ceux-ci, en cet instant, en ce moment, à la minute, oui, à cet instant, à ce moment, à la minute, à l’instant même, elle retentit dans les régions du monde de Brahma, et les dieux de la section de Brahmà la répétèrent à leur tour : «Compagnons, Bhagavat, àBénarès, à Bsivadana, dans le bois des Gazelles, a fait tourner trois fois sous douze faces la roue de la loi qui renferme la loi; nul au monde, ascète ou brahmane, dieu ou démon, ou Brahma, ne l’avait fait tourner si peu que ce fût conformémcnlà laloi; et c’estpour l’utilité d’un grand nombre d’êtres, par compassion pour le monde, en vue de l’utilité, de l’avantage, du bien des dieux et des hommes qu’il l’a fait tourner. Aussi la tribu
des dieux grandil-elle visiblemenl,tandisqueceUedes Asuras décroît complètement. »
Telle fut la parole qui retentit.
4- Parce que Bhagavat avait fait tourner, à Bénarès, à Rsivadana, dans le bois des Gazelles, en trois fois sous douze aspects différents, la roue de la loi qui renferme la loi , à cause de cela, la dénomination de «mise en mouvement de la roue de la loi» (Dliarraa-cakra-pravartanam) resta attachée à cet exposé de la loi.
( Dulva, Abbiniskramanasiitra, Dliarma cakra.)
Fin du Dharma-cakra-sùira (Dharma-cakra).
4. Ensuite Bhagavat prononça cet udâna ( éloge ou réflexion ) :
Tu comprends bien , vraiment, Kaundi nya ( Konçlana ).
Tu comprends bien , vraiment , Kaundinya !
(D’après le tibétain : C’est parce que tu comprends bien , Kaundinya, c’est j>ar ceux (jui comprennent bien (que ces phénomènes ont élé produits. )
A cause de cela, le nom do Ajnâlâ-Kaunçlinya (Anàta Kondaûô) resta à l’Ayusraat Kaundinya.
[Fin duDharma-cakra-pravartana-sûtra. ]
§ V (II). Enumération et définition des vérités.
Ensuite Bhagavat adressa une deuxième fois (litt. en deux fois) la parole an groupe de cinq Bliixus :
Bbixus, voici ce que sont les quatre vérités sublimes. — Lesquelles ?
Ce sont la vérité sublime de la douleur; — la vérité sublime de l’origine de la douleur; — de la destruction delà douleur; — de la voie qui tend à la destruction de la douleur.