‹ Études bouddhiquesChapitre 58 sur 81 · Qu’est-ce que la sublime vérité de la douleur · texte numérisé non relu

Qu’est-ce que la sublime vérité de la douleur

La naissance est douleur; — la vieillesse est douleur; — la maladie est douleur; — la mort est douleur; — la sépa-

latioii (l avée l’objel aimé est douleur; — l’union avec l’objet liai est douleur; — ne pas obtenir ce qu’on désire est douleur; — en somme, les cinq agrégats de la perception sont douleur.

Pour la CONNAÎTRE PARFAITEMENT, il faut méditer le chemin sublime à huit branches.

2. Qu’est-ce que la vérité sublime de I’origine de la douleur ?

C’est la soif de l’e.xistence , accompagnée de la passion du plaisir, se livrant au plaisir en toute occasion.

Pour I’abandonner, il faut méditer le chemin sublime à huit branches.

3. Qu’est-ce que la vérité sublime de la destruction de la douleur?

C’est abandonner complètement cette soif de l’existence, accompagnée de la passion du plaisir, se livrant au plaisir en toute occasion; la rejeter (cette soif), l’éloigner, la faire disparaître; c’est retrancher les désirs ‘, les supprimer (nirodba) ; être absorbé dans le calme, s’y éteindre.

Pour la manifester, cette (destruction), il faut méditer la roie sublime à huit branches.

4- Qu’est-ce que la vérité sublime (dite) la voie qui tend à la destruction de la douleur?

C’est le chemin sublime à huit branches , savoir : la vue parfaite; — le raisonnement parfait; — la parole parfaite; — la fin de l’œuvre parfaite; — la vie parfaite; — l’effort parfait; — la mémoire parfaite; — la contemplation parfaite.

11 faut le MÉDITER.

Pendant cette explication de la loi, l’esprit de l’Ayusmat Kaundinya fut délivré du mal, en sorte que le mal n’eut plus prise sur lui.

( Üul-va , Abbiniskramana-sûtra. )

* Peut-être vaut-ii mieux traduire : c’est le retranchement des désirs; la suppression , l’apaisement complet (ou la cessation), l’extinction (de la soif).

Nous faisons suivre la traduction des neuf autres sûtras qui composent le Dhammacakkappavattana vaggô du Sanyuüa-nikâya , plaçant en tête de chacun d’eux son numéro d’ordre et le titre qui lui est donné dans le résumé final [ndâna).

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