II PRÉFACE
J'ai voulu suivre n mode moins oratoire, moins puéril, plus conforme aux vues et aux nécessités nouvelles. Je me suis contenté d'une naïveté absolue dans l'impression, d'une sincérité complète dans l'expression, enfin de la rigueur la plus exacte dans l'en- quête. Il s'agit non de mieux dire, mais de tout dire ; non de séduire, mais d'éclairer; non d'entraîner, mais, s'il est possible, de servir.
Que l'on n'impute pas à l'auteur les prétentions hargneuses d'un prédicateur moral ; elles déplairaient à mon temps. Je suis simplement un curieux qui aime le bien.
Il serait injuste aussi de réclamer, comme dans un débat judiciaire ou dans un Mémoire administratif, les chifîres et les dates qui viendraient à l'appui de quelques assertions dont une légèreté étourdie pourra s'étonner.
Sur les ouvriers et les ouvrières que Ton consulte les statisticiens : le savant M. Legoyt en France, Prittwitz et Rœtscher en Allemagne. Que l'on ne vienne pas m'apprendre que Notre-Dame de Paris ne fût point bâtie par Clovis ; je le sais. Ni que Franklin fût un honnête homme"; je ne l'ignore pas; ni que Photius chez les Grecs, avant De Foë l'Anglais, inaugura la Critique littéraire et écrivit une sorte de Re« vue. J'affirme seulement que notre première vraie Revue fut publiée par l'auteur de Robinson Crusoë; et que notre grande église construite du xif au xv'' siècle a eu pour âme architecturale le génie co»m-