‹ Études critiquesChapitre 11 sur 74 · Voir allouvi dans le Glossaire de M. A* Legouëz · texte numérisé non relu

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LE TEXTE DES n TRAGIQUES » 17

tu peux, et cette correction, propre à l'édition B, prouve, de sûre façon, que cette édition représente rétat dernier du texte.

Il résulte de cette discussion que ce n'est pas le manuscrit Tronchin, mais bien l'édition sans lieu ni date qui devra être la base de toute édition future des Tragiques, et que le manuscrit ne pourra servir qu'à corriger les rares leçons classées sous les rubriques I (fautes de l'imprimeur) et III (distractions de l'auteur) *.

De cette discussion il résulte en outre (puisque aussi bien la question de l'établissement du texte se pose à peu près tous les dix vers) que nous ne possédons pas encore une édition des Tragiques qui soit digne de foi. Les éditeurs modernes ont joué de malheur : somme toute (si nous négligeons, comme il convient, le manuscrit de Londres) ils n'avaient le choix qu'entre trois combinaisons élémentaires : suivre l'édition princeps, ou l'édition

1. Par un travail indépendant du nôtre et dont les résultats n*ont été produits en public qu'après rachèvement du nôtre, M. L. Desrousseaux a mené la même enquête que nous (voir la note de quelques lignes insérée par lui dans le Bulletin de la Société des Humanistes français , 23 mai 1896). Nous ne connaissons pas ses moyens de preuve; ses conclusions du moins, que seules il a pi^bliées, concordent sensiblement avec celles que nous proposons, et cet accord est pour nous donner confiance en la validité de notre thèse.

irUDES CRITIQUES. ^

sans lieu ni date, ou le manuscrit Tronchin. Ils ont choisi à l'aveuglette; mais, s'y étant repris à trois fois, ils pouvaient espérer tomber juste; leur malechance a voulu qu'ils aient négligé précisément la seule solution qui fût vraie. Tout bien pesé, c'est plus moral ainsi.

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