‹ Études critiquesChapitre 52 sur 74 · partie orientale de l'île, au la tète et du dos sont d'un vert · texte numérisé non relu

partie orientale de l'île, au la tète et du dos sont d'un vert

bord des algues et le long des olive... les côtés [de la tète]

camps ombragés; la truite sont d'un vert de mer, tour-

était si vorace que nous la nant un peu vers l'azur... le

prenions à des hameçons ventre est d'un beau rouge

sans amorce ; le poisson appelé écarlate ; ses yeux sont grands,

le poisson d'or était en abon- et l'iris est d'une belle couleur

dance. Il est impossible de voir rouge. C'est un poisson vorace,

rien de plus beau que ce petit qu'il est aisé de prendre avec

roi des ondes : il a environ une amorce convenable, cinq pouces de long; sa tète

1. C'est ici le type des rectifications que nous promettait Chateaubriand : il fait dévorer par la dionea muscipula, habile à se saisir de mouches et de petits vers, les papillons « d'une grandeur singulière », qui, chez Bartram, dix pages plus loin, voltigent sur des myrtes inoffensifs.

ÉTUDES CKITIQUES.

est couleur d'outremer; ses

côtés et son ventre étincellent

comme le feu ; une barre brune

longitudinale traverse ses

flancs 1; Tiris de ses larges

yeux brille comme de l'or Bartram, t. I, p. 87

bruni. Ce poisson est carni- (Dublin, p. 43).

vore.

A quelque distance du ri- L'eau [de la rivière Broad] vage, à Tombre d'un cyprès était tranquille, claire, et chauve, nous remarquâmes coulait dans un lit de gravier, de petites pyramides limoneuses On y voyait plusieurs petits qui s'élevaient sous l'eau et monticules coniques, dont le montaient jusqu'à la surface, faite s'élevait jusqu'à la sur- Une légion de poissons d'or face de l'eau. Ces petites pyrafaisait en silence les approches mides étaient l'ouvrage des de ces citadelles. Tout à coup crabes {cancer macrow^us), qui l'eau bouillonnait; les poissons les habitaient. Elles semblaient d'or fuyaient. Des écrevisses servir de fort et de retraite armées de ciseaux, sortant de aux jeunes crabes poursuivis la place insultée, culbutaient sans relâche par leurs ennemis, leurs brillants ennemis. Mais les dorades; celles-ci, en grand bientôt les bandes éparses nombre, leur donnaient contirevenaient à la charge, fai- nuellement la chasse, excepté saient plier à leur tour les dans de courts instants où les assiégés, et la brave, mais vieux crabes, quittant leurs lente garnison, rentrait à re- pyramides, faisaient sur elles culons pour se réparer dans une sortie. Alors les petites la forteresse. dorades fuyaientde toutes parts,

fendant l'eau comme des sillons de lumière; mais bientôt, toutes revenaient à la charge et sitôt les vieux crabes rentrés, elles entouraient les pyramides pour atteindre les petits.

1. Cette « barre brane longitudinale » manque à la description de Bai^ram : exemple des additions promises par Chateaubriand.

Bartraiïii t. I, p. 288 (Dublin, p. 164).

Le crocodile, flottant comme Je vis le crocodile, étendu

le tronc d'un arbre, la truite, dans le fond de la source,

le brochet, la perche, le can- comme le tronc d'un arhre, la

nelet >, la basse, la brème, le truite, et toutes les variétés de

poisson-tambour, le poisson la brème diapr('e, le carUsh

d'or, tous ennemis mortels barbu, le redouté sting-ray,

les uns des autres, nageaient le flounder, le bass, le sheep-

pèle-méle dans le lac, et sem- shead et le drum, tous en

blaient avoir fait une trêve troupes séparées et sans crainte

afin de jouir en commun de la les uns des autres. Aucun

beauté de la soirée : le fluide signe d'inimitié, aucune tenta-

azuré se peignait de leurs tive pour s'attaquer récipro-

couleurs changeantes. L'onde quement. Suspendus dans le

état si pure, que l'on eût cru fluide comme des papillons

pouvoir toucher du doigt les dans l'air, ils montent et

acteurs de cette scène, qui se redescendent...On croit voir les

jouaient à vingt pieds de pro- poissons a quelques pouces

fondeur dans leur grotte de ûc soi; on serait tenté de les

cristal. saisir, ou de toucher du doigt

Pour regagner l'anse où nous l'œil du crocodile endormi,

avions notre établissement, quoiqu'il soit à vingt ou

nous n'eûmes qu'à nous laisser trente pieds sous l'eau, dériver au gré de l'eau et des brises.

Suit {Voyage, p. 90-1) la célèbre description, « tout enveloppée, pénétrée, saturée de lumière », qui se termine par ce puissant mouvement :

A l'orient, la lune, touchant l'horizon, semblait reposer immobile sur les côtes lointaines; à l'occident, la voûte du ciel paraissait fondue en une mer de dia-

1. Qu'cst-co que le canneletl Les lexicographes l'ignorent. Mais les dictionnaires anglais-français courants traduisent bass par perche^ drum par poisson-tambour ^ flounder par carrelet. C'est ce nom bien connu (cf. Littré, sous ce mot) que Chateaubriand aura rencontré dans son dictionnaire, et mal transcrit.

mants et de saphirs, dans laquelle le soleil, à demi plongé, avait l'air de se dissoudre.

Les animaux de la création étaient, comme nous, attentifs à ce grand spectacle : le crocodile, tourné vers Tastre du jour, lançait par sa gueule béante l'eau du lac en gerbes colorées ; perché sur un rameau desséché, le pélican louait à sa manière le maître de la nature, tandis que la cigogne s'envolait pour le bénir au-dessus des nuages 1

Nous te chanterons aussi, Dieu de l'univers, toi qui prodigues tant de merveilles! la voix d'un homme s'élèvera avec la voix du désert : tu distingueras les accents du faible fils de la femme, au milieu du bruit des sphères que ta main fait rouler, du mugissement de l'abîme dont tu as scellé les portes.

C'est une des pages les plus opulentes de Chateaubriand, des plus grandes, des plus spontanées. A peine si Ton peut indiquer que, pour tel trait du coloris local, Chateaubriand doit quelque chose à Bartram (I, 2i 2) : « Je vis un crocodile sortir d'entre les fleurs et les roseaux; Teau sortait à flots de sa gueule béante, et ses larges narines l'exhalaient en vapeurs... »

Vovaae d 92 Bartram, t. I, p. 307

voyage, p. y^. (Dublin, p. 176).

Nous avions un voisin à La (esttido naso cylindraceo

notre souper : un trou sem- ressemble beaucoup à la tortue

blable à la tanière d'un blai- de mer. Son cou s'allonge à une

reau était la demeure d'une grande longueur... Nous eûmes

tortue : la solitaire sortit de sa à souper une de ces tortues,

grotte et se mit à marcher très grande et très grasse, gravement au bord de l'eau.

Ces tortues difîèrcnt peu des

tortues de mer; elles ont le cou plus lonf^. On ne tua point la paisible reine de l'île.

,. ^„ Bartram, t. I, p. 66

Voyac^e, p. 93. (Dublin, p. 25).

Les Sauvages de la Floride La rivière Sainte-Marie rcnracontent qu'il y a au milieu ferme plusieurs grandes îles, d'un lac une lie où vivent les II y en a une, entre autres, que plus belles femmes du monde, les Creeks représentent com^e Les Muscogulges ont voulu un lieu enchanté. Elle est, plusieurs fois tenter la con- disent-ils, habitée par une quête de l'Ile magique; mais peuplade d'Indiens dont les les retraites élyséennes fuyant femmes sont d'une beauté devant leurs canots, finissaient exquise. Les chasseurs prétenpar disparaître : naturelle dent qu'en voulant y aborder, image du temps que nous ils se trouvèrent engagés dans perdons à la poursuite de nos une suite continuelle de marais, chimères. Dans ce pays était Perdus au milieu de ces laaussi une fontaine de Jou- byrinthes, ils croyaient touvence : qui voudrait rajeunir 1 ? jours s'approcher de l'île; ils Le lendemain, avant le lever l'apercevaient de temps .à du soleil, nous avons quitté autre; mais toujours ils la l'île, traversé le lac, et rentré voyaient s'éloigner, dans la rivière par laquelle nous y étions descendus. Cette rivière était remplie de kaïmans. Ces animaux ne sont dangereux que dans l'eau, surtout au moment d'un débarquement. A terre,. un enfant peut aisément les devancer en marchant d'un pas ordinaire.

Pour éviter leurs embûches, on met le feu aux herbes et aux roseaux : c'est alors un spectacle curieux que de voir de grands espaces d'eau surmontés d'une chevelure de flamme.

1. Cette fontaine de Jouvence floridienno reparaît au livre X des Natchez.

Lorsque le crocodile de ces régions a pris toute sa croissance, il mesure environ vingt à vingt-quatre pieds de la tête à la queue. Son corps est gros comme celui d'un cheval : ce reptile aurait exactement la forme du lézard commun, si sa queue n'était comprimée des deux côtés comme celle d'un poisson. Il est couvert d'écaillés, à l'épreuve de la balle, excepté auprès de la tête et entre les pattes. Sa tête a environ trois pieds de long ; les naseaux sont larges ; la mâchoire supérieure de l'animal est la seule qui soit mobile; elle s'ouvre à angle droit sur la mâchoire inférieure; au dessous de la première sont placées deux grosses dents comme les défenses d'un sanglier, ce qui donne au monstre un air terrible.

Bartram, t. I, p. 227-9 (Dublin, p. 126).

Lorsque le crocodile a atteint toute sa taille, c'est un grand et terrible animal. J'en ai vu un de vingt pieds de long, et l'on prétend qu'il y en a de vingt-deux à vingt-trois.

Il a le corps aussi gros qu'un cheval. Sa forme est exactement celle d'un lézard, à l'exception de la queue, qui est comprimée de chaque côté.

Elle est, ainsi que tout le corps, couverte d'écaillés épaisses, impénétrables à toute espèce d'armes, même à une balle de caçabine. On prétend cependant qu'autour de la tête et derrière les jambes de devant ils peuvent être blessés.

La tête d'un grand crocodile a environ trois pieds de long...

les narines sont larges; ces amphibies n'ont de mo>)ile que la mâchoire supérieure, qu'ils élèvent presque perpendiculairement, au point qu'elle forme un angle droit sur la mâchoire inférieure. Sur le devant de la mâchoire supérieure sont deux grandes fortes dents, aussi blanches que l'ivoire le plus poli; elles sont toujours visibles, ce qui donne à l'animal un aspect effrayant.

Bartram, t. I, p. 225-7 (Dublin, 125).

La femelle du kaïman pond Voir la citation de Bartram à terre des œufs blanchâtres ci-après, p. 286.

qu'elle recouvre d'herbes et de vase. Ces œufs , quelquefois au nombre de cent, forment, avec le limon dont ils sont recouverts, de petites meules de quatre pieds de haut et de cinq pieds de diamètre à leur base : le soleil et la fermentation de Targile font éclore ces œufs. Une femelle ne distingue point ses propres œufs des œufs d'une autre femelle; elle prend sous sa garde toutes les couvées du soleil. N*est-il pas singulier de trouver chez des crocodiles les enfants communs de la république de Platon?

La chaleur était accablante; nous naviguions au milieu des marais; nos canots prenaient Teau; le soleil avait fait fondre la poix du bordage *.

Voyage, p. 95.

Le soleil se couvre, les premiers roulements du tonnerre se font entendre; les crocodiles y répondent par un sourd rugissement, comme un tonnerre répond à un autre tonnerre. Une immense colonne de nuages s*étend au nord-est et au sud-est; le reste du ciel est d*un cuivre sale, demitransparent et teint de la foudre. Le désert éclairé d'un jour faux, l'orage suspendu sur nos tètes et près d'éclater, offrent

Bartratn, t. I, p. 248-9 (Dublin, p. 139).

Vers midi la chaleur devint excessive; pas un souffle de vent, et l'on entendait dans le lointain gronder sourdement le tonnerre. Les crocodiles, par leurs rugissements , répondaient à ces roulements, présage infaillible de la tempête...

Renfermé entre les bois et les savanes, je ne pus juger des progrès de l'orage.

Lorsqu'il arriva, je fus frappé d'une terreur soudaine. Des nuages pourprés parcouraient

1. J'omets ici vingt lignes (les signes précurseurs de Touragan) et vingt lignes un peu plus bas (le ciel qui se rassérène, Voyage^ p. 96).

un tableau plein de grandeur, avec vitesse tout Thorizon. En Voilà Torage! qu'on se fl- un instant tout le ciel fut en gure un déluge de feu sans feu ; les éclairs se succédaient vent et sans eau; Todeur de sans intervalle; le tonnerre soufre remplit l'air; la nature grondait d'une manière efest éclairée comme à la lueur frayante. Soudain la pluie se d'un embrasement. mit à tomber à torrents...

A présent les cataractes de l'abtme s'ouvrent; les grains de pluie ne sont point séparés : un voile d'eau unit les nuages à la terre.

Voyage, p. 96.

Le pays habité par les Greeks Comparez, pour la descrip^ (la confédération des Musco- Uon de ces puits, Bartram gulges, des Siminoles et des t. ï, p. 203-4, p. 304-5 et p. 406-?! Ghéroquois) est enchanteur.

De distance en distance la terre est percée par une multitude de bassins qu'on appelle des puits, et qui sont plus ou moins profonds : ils communiquent par des routes souterraines aux lacs, aux marais et aux rivières. Tous ces puits sont placés au centre d'un monticule planté des plus beaux arbres, et dont les flancs creusés ressemblent aux parois d'un vase rempli d'une eau pure. De brillants poissons nagent au fond de cette eau.

Dans la saison des pluies, les savanes deviennent des espèces de lacs au-dessus desquels s'élèvent, comme des îles, les monticules dont nous venons de parler.

Voyage, p. 97. Bartram, t. I, p. 317.

Cuscowilla, village siminole, Nous n'étions plus fort éloiest situé sur une chaîne de gnésdeCuscowilla. Après avoir collines graveleuses à quatre fait sept ou huit milles sous de cents toises d'un lac; des sa- magnifiques ombrages, nous pins écartés les uns des au- entrâmes dans une forêt de très, et se touchant seulement pins clairsemés sur deux collipar la cime, séparent la ville nés sablonneuses, qui s'éleet le lac : entre leurs troncs, valent en pente douce ; et nous comme entre des colonnes, on vîmes au travers des arbres aperçoit des cabanes, le lac et briller les eaux du lac. ses rivages attachés d'un côté à des forêts, de l'autre à des prairies : c'est à peu près ainsi que la mer, la plaine et les ruines d'Athènes se montrent, dit-on, à travers les co- Bartram, t. II, p. 204 lonnes isolées du temple de (Dublin 388).

Jupiter Olympien.

Il serait difficile d'imaginer ^ous arrivâmes au bord de rien de plus beau que les en- la rivière Ghata-Uche... Nous virons d'Apalachucla, la ville repartîmes pour Apalachucla, de la paix. A partir du fleuve ville consacrée ^ la paix... A Chata-Uche, le terrain s'élève partir de la rivière, le terrain en se retirant à l'horizon du s'élève majestueusement par couchant; ce n'est pas par des plateaux successifs, dispoune pente uniforme, mais par ses en amphithéâtres. Chacun des espèces de terrasses posées de ces repos forme une plaine^ les unes sur les autres. et, à mesure qu'on s'éloigne

de la rivière, les degrés sont

plus hauts et les plateaux plus

étendus.

A mesure que vous gravis- Les arbres et arbustes qui

sez de terrasse en terrasse, les croissent dans les terres basses

arbres changent selon l'élé- près de cette grande rivière

vation du sol : au bord de la sont platanus occidentalisa ly-

rivière ce sont des chênes- riodendron tulipifera, laurus

saules, des lauriers et des ma- sdssafras, laurus benzoïn^ ma'

gnolias: plus haut des sassa- gnolia grandi flor a, ulmuscarn-

fras et des platanes; plus haut pestris, ulmus suberifera^ car-

encore des ormes et des noyers ; pinus ; quercus, diverses es-

enfln la dernière terrasse est pèces; juglans, diverses es-

plantée d'une forêt de chênes, parmi lesquels on remarque l'espèce qui traîne de longues mousses blanches. Des rochers nus et brisés surmontent cette forêt*.

Des ruisseaux descendent en serpentant de ces rochers, coulent parmi les fleurs et la verdure, ou tombent en nappes de cristal. Lorsque, placé de l'autre côté de la rivière Chata-Uche, on découvre ces vastes degrés couronnés par l'architecture des montagnes, on croirait voir le temple de la nature et le magnifique perron qui conduit à ce monument.

Au pied de cet amphithéâtre est une plaine où paissent des troupeaux de taureaux européens, des escadrons de chevaux de race espagnole, des hardes de daims et de cerfs, des bataillons de grues et de dindes, qui marbrent de blanc et de noir le fond vert de la savane. Cette association d'animaux domestiques et sauvages, les huttes siminoles où l'on remarque les progrès de la civilisation à travers l'ignorance indienne, achèvent de donner à ce tableau un caractère que l'on ne retrouve nulle part.

pèces, fagus sylvatica. Sur le haut des plans inclinés, on trouve, OUTRE les arbres déjà cités, kalesia ptelea, cornus floiHdaj et amorpha. La plus élevée de ces terrasses est une plaine unie d'excellente terre, couverte d'une haute forêt des

ARBRES SUSDÉSIGNÉS, qUCrCUS

tincloria, juglans nigra^ uU must iilia, gladitsia, juglans hickoryy etc.

1. On voit que, s'il fallait en croire Bartram, ces arbres croîtraient pêle-mêle sur le môme sol. Mais, bien qu'en quelques pays les ormes et les chênes puissent pousser côte à côte, les heureuses obsei^vations do Chateaubriand nous apprennent que, sur Tamphithéâtre d'Apalachucla, ces diverses essences s'étagent, sans se confondre, de terrasse en terrasse.

« Ici », ajoute Chateaubriand (p. 98), « finit, à proprement parler, Vliinéraire ou le mémoire des lieux parcourus; mais il reste dans les diverses parties du manuscrit une multitude de détails sur les mœurs et les usages des Indiens. J*ai réuni ces détails dans des chapitres communs, après les avoir soigneusement revus et amené ma narration jusqu'à Tépoque actuelle. Trente-six ans écoulés depuis mon voyage ont apporté bien des lumières, et changé bien des choses dans TAncien et le Nouveau-Monde; ils ont dû modifier les idées et rectifier les jugements de Técrivain. Avant de passer aux Mœurs des sauvages, je mettrai sous les yeux des lecteurs quelques esquisses de Y histoire naturelie de l'Amérique septentrionale. » — On le verra : plusieurs de ces idées et de ces jugements n'étaient pas, en 1827, vieux de trente-six ans ; mais bien de cinquante ans, puisque Bartram a voyagé de 1175 à 1778; ou de soixante ans, puisque Carver a voyagé de 1766 à 1768; ou de cent six ans, puisque le P. de Charlevoix a voyagé en 1721.

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