L'arbre du Lac Salé
Je n'ai pu retrouver chez Charlevoix, ni ailleurs, la caverne du Grand-Esprit {Voyage, p. 225), le Manitou de soixante coudées (p. 226), ni (p. 227-8) rhistoire d'Handioun, qui rechercha la belle Almilao, et « qui Taima comme la lune ».
Chateaubriand, sans doute en peine de parfaire
ration comme s'il s'agissait d'enlever non pas seulement le cuir chevelu, mais la boîte crânienne.
ce chapitre sur la Religion des sauvages, retrouva heureusement un résidu de fiches inemployées sur Yherbe à la puce^ sur le cèdre blanc^ et sur le chat-huant.
Il lisait sur la première : « Quelques-uns, en regardant seulement Vherbe à la puce^ sont attaqués d'une fièvre violente.... et qui est accompagnée d'une grande démangeaison par tout le corps; elle n'opère sur d'autres que quand ils la touchent. » (Charlevoix, p. 263.)
Il lisait sur la seconde : « On prétend que les femmes enceintes ne doivent pas user du bois du cèdre blanc pour leur buse. » (Charlevoix, p. 255.)
Il lisait sur la troisième : « La provision du chat'huant pour l'hiver sont des mulots, auxquels il casse les pattes, et qu'il engraisse et nourrit avec soin, jusqu'à ce qu'il en ait besoin. » (Charlevoix, p. 155.)
Et, comme il avait conversé avec « les sophistes de la hutte», Chateaubriand écrivit [Voyage, p. 226-7) :
Athaënsic a planté dans les îles du lac Érié Yherbe à la puce : si un guerrier regarde cette herbe, il est saisi de la fièvre; s'il la touche, un feu subtil court sur sa peau. Athaënsic planta encore au bord du lac Érié le cèdre blanc pour détruire la race des hommes : la vapeur de l'arbre fait mourir Tenfant dans le sein de la jeune mère, comme la pluie fait couler la grappe sur la vigne. Le Grand-Lièvre a donné la sagesse au ckat-huant du lac Érié. Cet oiseau fait la chasse aux souris pendant
Tété; il les mutile et les emporte toutes vivantes dans sa demeure, où il prend soin de les engraisser pour rhiver.
Gouvernement.
• Nous avons eu nous-raême occasion d'observer, chez les Indiens du Nouveau- Monde, toutes les formes des constitutions des peuples civilisés r ainsi les Natchez, à la Louisiane, offraient le despotisme dans Tétat de Nature ; les Creeks de la Floride, la monarchie, et les Iroquois du Canada, le gouvernement républicain. »
{Génie du Christianisme, IV, iv, 8.)
Les Natchez.
Despotisme dans Vétat de nature.
Voyage, 229-40.
Voyage, Charlevoix, p. 231. Division des nations en tribus p. 266