Rencontre d'un père et d'un flis dans un
combat 309-10
Emprunts a Car ver.
a. Le « woop » de guerre.
Voyage, p. 192. Carver, p. 227 et p. 249.
Quatre guerriers jettent au Pour déclarer la guerre, foyer de ces cabanes un casse- les Indiens envoient par un tète peint en rouge, sur le pied esclave une hache, dont la duquel sont marqués, par des poignée est peinte en rouge, à signes connus des sachems, la nation avec laquelle ils les motifs des hostilités : les veulent rompre. Les cris de premiers Romains lançaient guerre consistent en cris une javeline sur le territoire comme ceux-ci : « où, où, ennemi. Ces hérauts d'armes oûp... » Ils sont modulés en indiens disparaissent aussitôt espèces de notes par la main dans la nuit comme des fan- placée d'une certaine manière tomes, en poussant le fameux cri devant la bouche, ou woop de guerre. On le forme en appuyant une main sur la bouche et frappant les lèvres, de manière à ce que le son échappé en tremblotant, tantôt plus sourd, tantôt plus aigu, se termine par une espèce de rugissement dont il est impossible de se faire une idée.
b. Danse de guerre.
Voyage, p. 204.
Les casse-têtes retentissent contre les casse-tôtes ; le chichikoué précipite la marche; les guerriers tirent leurs poignards; ils commencent à tourner sur eux-mêmes, d'abord lentement, ensuite plus vite, et bientôt avec une telle rapidité, qu'ils disparaissent dans le cercle qu'ils décrivent :
d'horribles cris percent la voûte du ciel. Le poignard que ces hommes féroces se portent à la gorge avec une adresse qui fait frémir, leur visage noir ou bariolé, leurs habits fantastiques, leurs longs hurlements, tout ce tableau d'une guerre sauvage inspire la terreur.
Carver, p. 196-7.
Tous dansent à la fois. Ils prennent les postures les plus effrayantes., lis tiennent leurs couteaux pointus, avec lesquels, en tournant comme ils font, ils semblent en danger de se couper la gorge les uns aux autres: ce qui arriverait sans leur extrême adresse.
Pour augmenter l'horreur de la scène, ils jettent des hurlements et des cris comme au combat... et l'on croirait. voir des démons déchaînés.
c. Le scalp.
Voyage, p. 218.
On met le pied sur le cou du vaincu, de la main gauche on saisit le toupet de cheveux que les Indiens gardent sur le sommet de la tête; de la main droite on trace, à l'aide d'un étroit couteau, un cercle dans le crâne, autour de la chevelure; ce trophée est souvent enlevé avec tant d'adresse que la cervelie reste à découvert sans avoir été entamée par la pointe de l'instrument ^
Carver, p. 245.
Us saisissent la tête de leur ennemi, et plaçant leur pied sur le cou, ils entortillent leur main gauche dans la chevelure. De la main droite, ils tirent leur couteau à scalper, cernent la peau et l'enlèvent avec la chevelure.
1. La traduction de Chateaubriand fait contre-sons : il décrit l'opé-
les sources 247
Religion.
Voyage, p. 221-9.
« II est faux quMI y ait des sauvages qui n'aient aucune notion de la Divinité. Les voyageurs qui avaient avancé ce fait ont été démentis par d'autres voyageurs mieux instruits. Nous les avons vus, ces sophistes de la hutte! »
{Génie du Christianisme, I, VI, 4.)
Voyage, Charlevoix,
p. 221. Sacrifices p. 348