II. DRS PRINCIPES GÉNÉRAUX DU MOSAiSME
Rapports du mosaïsme et des institutions égyptiennes. Ils ne portent que sur des points accessoires. L'esprit et les grandes ignés de la législation mosaïque n'ont rien de commun avec les institutions de l'Egypte.
Le fonds de la législation mosaïque remonte a Moïse. Les modifications qui y furent introduites en divers temps sfir ent en général dans l'esprit mémo du mosaïsme et selon les besoins du moment. Depuis Moïse, sa législation est connue, du moins, il ins ses traits essentiels, non de la masse du peuple, qu'elle ne pénétra pas de longtemps, mais d'un certain nombre d'Isntéliles pieux.
DKS MATIKÏiES 467
Les principes fûndameiilaux du niosaïsniesont 1« une certaine notion de Dieu ^le jého\isnie), base de la vie morale de l'Israélite, et â« la théocratie, base de sa vie sociale 107
^ 1. Le jéhovisme. 1» Jéhovah est le nom donné par Moïse i rElohiro des patriarches. — Différence spécifique des dent dénominations. — La notion de Dieu exprimée par le terme Jéhovah, plus spiritualisle que celle qu'exprime le mot Elohim, est un progrès dans le monothéisme, et est incompatible avec toute espèce d'idolâtrie. — Monothéisme idol&trique répandu parmi les Hébreux jusqu'il la fin de la monarchie.. 124
io Origine de la notion de Dieu représentée par le mot Jéhofah,
— Examen de l'hypothèse qui l.i fait venir de l'Egypte, et de celle qui la fait venir de la IMiéiucin. — Cette notion et le mot qui l'exprime dérivent du développement religieux accompli dans qnelqui^ partie de In famille d'Israël 1S9
'f, 2. La lliéocratiei !<* Théocratie dans le véritable sens étymologique du mot : Jéhovah n'est pas seulement le Dieu du peuple d'Israël, il eu est aussi le roi. — Le temple est son palais ; le sacerdoce est le délégué du peuple auprès de lui pour'lni présenter les hommages et les vœux de ses fidèles Nujcts. — L'Israélite est le vassal de Jéhovah. — C'est de lui qu'il lient sa terre n titre de fief; il n'en peut disposer ; il n'en a que l'usufruit. — Les personnes sont également la propriété de Jéhovah, et ne peuvent disposer d'elles-mêmes.
— Les dimes sont la redevance du peuple à Jéhovah, son seigneur suzerain. — Dans le royaume de Jéhovah, il ne doit rien y avoir d'impur. — Ni rien qui ne tende à la sainteté. 187
2«> Origine de la ihéorralie mosaïque. — Elle n'est pas une imitation de la théocratie sacerdotale de l'Egypte. ~ Elle dérive des antiques traditions d'Israël, dont elle est un développement. — Religion des patriarches; protection spéciale de' Dieu. — Le Dieu protecteur des familles palriarchales devient le roi du peuple d'isrnël. — Les rapports de Diea et de la famille d'Abraham sont une alliance, un contrat, par lequel Dieu s'engage à protéger i'Abrahamide, et celui-ci 4 rendre hommage et à obéir À Dieu. — Le mosaïsme fol également une alliance entre Dieu et le peuple hébreu 9lt
468 TAHLK ANALYTIQUE
III. DU MOSAi'SME DEPUIS LA MORT DE JOSUÉ JUS- QU'AUX DERNIERS TEMPS DE LA MONARCHIE
§ 1 La loi mosaïqae n'est pas observée en Israël; od dirait même qu'elle n'y est pas connue. — Pour ce qui regarde le culte, les prescriptions mosaïques ne sont exécutées qu'en partie. — Les institutions mosaïques ne tiennent aacone place ni dans la littérature du temps de David et de Salomon, ni dans l'organisation civile, ni dans If*s mœurs domestiques. :!40
f> "i. Celte inexécution u'est pas l'effet de l'endurcissement da cœur des Israélites; il s'agit ici non de lois violées, mais de lois inconnues. — Elle n'est pas d'un autre calé ane preuve qut^ la législation uiosaïquf>, du moins dans ce qu'elle a d'essentiel, ne soit ({ue des derniers â^es de l'hébraïsme ; on a en effet des preuves de son existence antérieure, sinon dans la forme qu'elle a dans le Pentateuque, du moins dans les principes essentiels qui en sont la base !iri!l
^. 3. Ce fait s'explique, uniquement par celte considération que la réforme mosaïque n'effara ni les anciennes croyances re iigieuses, ni les anciens usages sociaux. 1/anciea ordre de choses persista, du moins en grande partie. — Circonstances diverses qui contribuèrent au peu de succès du mosa'isme dans la famille d'Israël 974
'i 4. Deux formes distinctes de monotliéisme, en présence an sein du peuple hébreu, depuis son élablissement dans la terre de Canaan jusqu'à la ruine de Jérusalem par les Chailiéeus : le monothéisme idolâlrique de la grande majorité de la famille d'IsnûU, et le monothéisme spiritualiste des adhérents du mosaïsme, en d'autres termes, l'élohisme et le jéhovisme , i8U
H" Progrés du jéhovisme, mais non sans des luttes souTenl très-\i¥es. Au septième siècle avant l'ère chréiienne, le succès en parait assuré; il tourne déjà an formalisme. — Quand il prévaut comme principe et comme religion, il est impossible comme organisation sociale, et la théocratie dans le