‹ Études critiques sur les sources de l'histoire CarolingienneChapitre 19 sur 56 · Admonitio, c · texte numérisé non relu

Admonitio, c

2. Raban Maur, De clericontm instUulione. De piierorum oblatione. De astronomia. Liber de computo. — Tlicoilulfiis, De online baptismi. — Florus, De exposUione missae. — W'alafrid Slrabo, De ecclesiasi. rerum exordiis et incrementis. — Dungal, De duplici solis eclipsi. — WandallKTlus, Horologium. Liber de computo. — Helpcricus, Liber de computo, etc., etc.

3. Voy. l'étude de M. Léopold Dolisle sur l'Ecole de scribes de saint Martin de Tours.

4. Lettre 243 à Guiuhade : « Virgiliacis mendaciis. » — Vita Alcuini, c. 10 : « Le};f'rat isdeiu vir Doniini lil)ros juvenis aiili(iiimiiiii |diiloso|du)niiu Virgilii-

vêque de Trêves, qui l'oubliait par amour pour Virgile*. Mais l'étude de la grammaire ne pouvait se séparer de l'étude des auteurs anciens qui lui fournissent pour ainsi dire sa substance et dont les textes remplissent comme exemples les pages de Phocas, de Donat et de Priscien. Alcuin lui-même reconnaît dans sa lettre aux moines irlandais que l'étude des lettres profanes est nécessaire pour s'élever à la connaissance de la vérité évangélique^ On ne peut négliger en effet ni l'étude de la dialectique, qui permet de mieux raisonner sur les choses divines et d'interpréter l'Écriture avec plus de profondeur, ni la rhétorique et la métrique, qui nous enseignent à louer Dieu en prose et en vers en termes dignes de lui. L'histoire aussi trouvait sa place et une place d'honneur dans les études, soit sous la forme des Chroniques universelles oii tous les événements étaient rattachés aux grands faits de la Révélation, création, déluge, Incarnation, Passion, soit sous forme d'histoires religieuses. — Les auteurs qui servaient de modèles et de guides aux maîtres du viii^ siècle les autorisaient par leur exemple à mêler les études profanes aux études sacrées. Bède, « ce maître très illustre dont l'exemple servait à éveiller les esprits endormis^ » n'avait-il pas écrit un traité de métrique, un traité de cosmographie, une chronique des six âges du monde, un traité de chronologie, une histoire des Anglo-Saxons, sans parler de ses ouvrages de théologie et d'hagiographie? Isidore de Séville et Cassiodore n'étaient-ils pas grammairiens, astronomes, historiens? Enfin Boèce, le maître de tous ces maîtres, la source où tous vinrent puiser la science, ne leur avait-il pas enseigné la musique, l'arithmétique, la géométrie, la poésie, fait connaître Aristote et Porphyre, et enfin, dans son De consolatione, donné l'essence même de la philosophie antique? Boèce est un sage du paganisme déguisé en Père de l'Eglise. Il fait accepter par les

que mendacia, quae nolebat jam ipse nec audire neque discipulos suos légère : « Sufficiuiit, inquieus, divini poetae vobis, nec egetis luxuriosa serinonis Virgilii « vos poUui facundia. »

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