‹ Études critiques sur Properce et ses élégiesChapitre 1 sur 200 · X AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

X AVANT-PROPOS

En cet état de choses, il m'a paru intéressant de présenter un tableau critique des principales découvertes ou investigations auxquelles ont donné lieu les études sur Properce depuis une cinquantaine d'années. J'ai voulu, en montrant, dans certaines questions capitales, le chemin parcouru et le point auquel on est arrivé, appeler l'attention sur un poète d'une grande âme et d'un grand talent, dont on dit beaucoup de mal sans l'avoir lu.

La constitution du texte est des plus difficiles. Lachmann le premier distingua un manuscrit qui est incomparablement le meilleur, le Neapohtanus, aujourd'hui à Wolfenbùttel. Il l'attribua au treizième siècle; M. Henri Keil pensa qu'il pouvait appartenir au douzième. Les éditeurs subséquents adoptèrent les vues de Lachmann en les modifiant légèrement. Mais bientôt on crut devoir rajeunir le Neapolitanus : M. Lucien Mûller le plaça au quatorzième ou plutôt au quinzième siècle; M. Bsehrens, renchérissant encore, le déclara postérieur à l'année 1430.

Je me suis rendu à Wolfenbiittel ; j'ai eu le manuscrit entre les mains' : il doit être attribué au commencement du treizième siècle ou* plus probablement à la fin du douzième; c'est M. H. Keil qui

1. Je saisis l'occasion d'exprimer publiquement ma reconnaissance au D"^ von Heynemann, bibliothécaire en chef de la bibliothèque de Wolfenbiittel, pour sa courtoisie et sa complaisance.

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