Schlegel, Mus. Rlien., nov. III
4. M. Hcimreich, qui conserve comme authentiques les vers 81, 82 en les appliquante Properce, transpose 83, 84 avant 79, de sorte que le panégyrique comprend ainsi 22 vers (sur les raisons de cette transposition, voy. Heimr., ouvr. cité, p. 49).
bique: 64, dd, 68, 70, 74, 76, 80. Cela, dit-on, n'est pas d'accord avec la métrique de Properce à cette époque.
Mais, de l'aveu de M. Heimreich, les pentamètres à fin polysyllabique ne sont pas rares dans le deuxième livre; il en compte lui-même cinquante-huit*. Pour ma part, j'en relève trois sur seize dans l'élégie 19, et cinq sur dixhuit dans l'élégie 20. Parmi les sept qui nous occupent actuellement, il y en a deux qui se terminent par un mot grec : 66 Iliade, IQHamadryadas, ce qui les rend moins remarquables ^ De plus, les mots polysyllabiques, servant de clausules à des pentamètres, leur donnent de la mollesse, de la grâce, une certaine langueur^; pour célébrer la poésie tendre des Bucoliques, il est naturel que Properce ait recherché ces effets littéraires et qu'il ait employé, par conséquent, un procédé de métrique à l'aide duquel on peut les obtenir.
5" La suite des idées fait défaut d'une manière étonnante et presque absurde. Le poète, après avoir exprimé le désir de reposer le front ceint des fleurs de la veille, passe brusquement à l'éloge de Virgile.
L'absence de transition est assez fréquente chez Properce pour que l'on puisse l'invoquer en faveur de l'authenticité plutôt que de l'interpolation \ Mais, pour ma part, je ne trouve pas qu'elle soit, en notre passage, aussi frappante qu'on veut bien le dire. Properce conseille à
1. Heimreich, ouvr. cité, p. 46. — M. Heimreich dit : « dans le deuxième livre 18, dans le troisième-40 », parce qu'il suit la division de Lachmann.
2. Cf. L. Millier, Melrik (1er Griechen und Rômer, Leipzig, 1880, chap. IV, g 23, 7", p. 29. — Traduct. en franc, du môme ouvrage par A. Legouëz, Paris, 1882, p. 51.