‹ Études critiques sur Properce et ses élégiesChapitre 103 sur 200 · C'est ce que fait M. Heydenreich, ouvr. cité, p · texte numérisé non relu

C'est ce que fait M. Heydenreich, ouvr. cité, p

l'LESSIS. 1 1

Lyncée d'écrire des vers élégiaques ; il le persuade de céder à l'amour ; il se donne lui-même en exemple et s'imaginant une vie idéale de poète erotique, il se représente, dans les festins, le front couronné de fleurs, régnant au milieu des femmes grâce à ce génie élégiaque au nom duquel on prétend le rabaissera « A Virgile, s'écriet-il alors, de pouvoir dire les rivages d'Actium, Apollon protecteur et César triomphant » ; c'est-à-dire : « Que moi je mette mon plaisir à vivre au milieu des femmes et à chanter mes amours ; que Virgile, dont le génie est différent, ceigne son front du laurier épique. » Je ne vois pas de lacune dans la pensée.

6° Le panégyrique tout entier, dit enfin M. Heimreich, est composé maladroitement avec des passages de Virgile. L'ignorance de Fauteur s'y trahit par plusieurs erreurs.

Tu canis umbrosi subter pineta Galaesi Thyrsin et attritis Daphnin arundinibus.

« C'est toi qui chantes, à l'ombre des pins du Galése, Thyrsis et Daphnis jouant sur des flûtes usées par leurs lèvres -. »

Or il est certain que Virgile, quand il composa les Bucoliques, était à Andes près de Mantoue. L'auteur, en écrivant ces vers, a obéi à une réminiscence d'un passage bien connu des Géorgiques IV, 125-148 : Virgile dit avoir vu près de Tarente, sur les bords du Galèse, un vieillard

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