‹ Études critiques sur Properce et ses élégiesChapitre 116 sur 200 · Pline le Jeune, Epist., VIII, S, 1-3, ('dil. H. Keil · texte numérisé non relu

Pline le Jeune, Epist., VIII, S, 1-3, ('dil. H. Keil

3. Cf. Th. Donnola, édit. Scliur/lleiscli, ^g lU-i et 106, p. 107 sqi].

leur convenir. Enfin le laciis Velinus est tout aussi loin de Mévanie que le Vadimonis lacus et ne peut, plus que lui, servir à désigner la même région que cette ville.

4° Toutes les deux, Assise et Spello, sont construites sur une hauteur.

5" Toutes les deux peuvent être qualifiées de noti pénates, Spello, Hispeltum, était une colonie julienne florissante % ayant un halneum publicum-. En ce qui concerne Assise, nous n'avons pas de preuve que cette ville tût importante, mais rien non plus ne rend l'hypothèse contraire plus vraisemblable : Pline l'Ancien nomme les Asisinates parmi les oppidani Umbriœ^,

li faut néanmoins reconnaître que, si Assise et Spello remplissent également bien quatre des conditions, Spello répond à la cinquième plus positivement qu'Assise. On ne peut admettre que le noti pénates de IV, 1, 121 fasse allusion à la famille de Properce : dans I, 22, en effet, le poète, supposant que son ami TuUus lui demande quels sont ses Pénates, répond en indiquant la partie de l'Om-

1. Alberli elles partisans de Mévanie en tirent contre Spello une objection qui n'est que spécieuse. On sait par IV, 1, 129-130 que le patrimoine de Properce lui fut enlevé dans la répartition des terres de 40/713 : « Est-il vraisemblable, dit Alberli, qu'une colonie fondée par Jules César ait été assignée par Octave à ses vétérans ? » Mais, tout d'abord, rien ne prouve que cette colonie n'ait pas été fondée par Octave lui-même et non par César; eùt-ellc été fondée par César, est-ce que la piété d'Octave envers la mémoire de son père udoptif, est-ce que l'innocence des propriétaires pouvaient quelque chose contre la violence de soldais débandés? En outre. Properce n'était ni vétéran, ni fils d'un colon de César; et, s'il est vraisemblable que les colons aient pris le parti des triumvirs, il ne s'ensuit pas que les anciens habitants aient fait de même; en ce cas, c'est à eux naturellement que les vainqueurs auront pris les terres dont ils avaient besoin (Cf. Hertzb., 1. 1, Quœst., p. 8).

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