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Aussitôt l'on crut avoir découvert le tombeau de Properce. On fit valoir qu'à Spello également, du côté de la porle de Saint-Barnabe, dans un lieu planté d'oliviers, une maison en ruine était nommée la maison du 'poète et que, suivant l'ancienne tradition du pays, ce poète n'était autre que Properce. Quant à l'inscription elle-même, on trouva que les lettres inscrites au-dessus de la tête étaient « monstrueuses, trop larges et très mal formées* », au lieu que celles qui étaient au bas de la pierre étaient (( beaucoup plus grandes, rondes, d'une bonne main et d'un bon siècle ' » . 11 n'en est pas moins vrai que c'étaient justement ces lettres du bas de la pierre dans lesquelles il fallait reconnaître la main d'un faussaire.
Dès l'abord, l'aspect de la figure eut dû éveiller le soupçon : les cheveux épars sur le cou, que les Romains ne prêtaient qu'à la représentation d'une divinité, suffisaient pour montrer qu'on n'avait point là le portrait de Properce ^ D'autre part, cette pierre, trouvée en 172:^ dans le palais de Thérèse Grilli, princesse Pamphile, avait déjà été décrite en 1661 par Louis Jacobilli*. Or Ja-
il y aurait LEMON ; Burmann, qui donne page 3 de son édition une représentatioh de la pierre de Spello, et Hertzberg, Proyj. El. T. I,Quœst., p. 4, écrivent seulement LEM. — Voy. aussi Haupt, ouvr. et lieu cités,
1. Mémoires de Trévoux, loc. cit., reprod. dans l'édition Lemaire, p. 30.
± Ibiil