Ovid., Trisl. IV, 10, 45-iG
Sœpe suos solitus recitare Propertius ignés Jure sodalicii qui mihi junctus erat.
2, Quintil. X, 1, 93 : u Elegia quoque Grœcos provocamus, cujiis mihi tersus atque elegans maxime videlur audor Tibullus. Sunt qui Propertium maliiit. »
il est question de Passennus PauUus^ Enfin, dans TaDtiquité, on peut citer encore les témoignages de Stace* et de Martial^, et le vers de Juvénal où Cynthie est nommée*. Le silence se fil ensuite sur le nom de Properce. L'existence du Neapolitanus est la seule trace que l'on trouve de notre poète avant la Renaissance; mais au quinzième siècle on se mit à le lire, à l'étudier, à l'imiter avec prédilection dans la versification novo-latine^.
De nos jours, les jugements portés sur sa personne et sur son œuvre diffèrent beaucoup suivant les pays. En Allemagne, on juge les élégies de Properce d'une manière assez juste dans Tensemble, mais superficielle. En Angleterre, M. Postgate, sur certains points, a pénétré profondément dans l'étude du caractère, de l'éducation et des sentiments du poète. En France, si l'on excepte de trop courtes observations de Sainte-Beuve et de Patin, les leçons faites à la Faculté des lettres de Paris en 1875 par M. Eugène Benoist et quelques aperçus mêlés par M. Boissier à son cours sur Virgile au Collège de France en 1879, on trouve que Properce n'est sorti par moments d'un complet abandon que pour essuyer toute espèce de j]
1. Pline le Jeune, Epistul. IX, 22, 1-2 : « ... in liiteris veteres œmulatur {Passennus}, exprimit, reddit, Propertium inprimis, a quo genus ducit, vera soboles, eoque simillima illi in quo ille prœcipuus. »
2. Slace, Silv. I, 2 Epithal. Stellœ et Violantillœ, 250-255.