‹ Études critiques sur Properce et ses élégiesChapitre 186 sur 200 · JUGEMENTS PORTÉS SUR PROPERCE · texte numérisé non relu

JUGEMENTS PORTÉS SUR PROPERCE

V. — JUGEMENTS PORTÉS SUR PROPERCE. — SINCÉRITÉ DE SA PASSION POUR CYNTHIE

Nous avons vu que Properce, dès la publication du premier livre de ses élégies, parvint rapidement à une certaine réputation. Il n'est pas douteux que cette réputation ne fût restreinte au monde des lettres : l'œuvre de Properce ne s'adressait nullement au public; un poète savant ne peut être un poète populaire. Parmi les littérateurs même, son talent dut être d'autant plus discuté et d'autant moins compris que sa manière de sentir, sa méthode de composition, ses procédés de style étaient plus individuels. Ovide est le seul de ses contemporains qui ait parlé de lui ; mais il l'a fait souvent, toujours avec une haute estime littéraire, une fois même avec une véritable affection; c'est dans les vers du quatrième livre des Tristes où il passe en revue ses amis de jeunesse : « Properce, dit-il, avait l'habitude de me lire ses vers, et nous étions unis par une intime amitié^ . » Plus tard, Quintilien écrivait : « Dans l'élégie, Tibulle surtout me paraît être un auteur élégant et châtié; il y en a qui préfèrent Properce^\ » On se rappelle le passage de Pline le Jeune extrait d'une lettre où

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