‹ Études critiques sur Properce et ses élégiesChapitre 26 sur 200 · Bœhrens, Prop. EL, Proleg., p. 9, à la note · texte numérisé non relu

Bœhrens, Prop. EL, Proleg., p. 9, à la note

7. Dans l'article, déjà cité, de VAmerican Journal of Philology. Voy. p. 37.

II, 24, 17. N erit afdu erat, qui esl la vraie leçon.

(( Si le scribe de N, dit M. EUis, avait, comme le pense M. Baehrens, introduit des corrections dans le texte en le copiant, il serait étrange qu'il ne l'eût pas fait ici. Je préfère croire qu'il a copié le manuscrit qu'il avait entre les mains tel qu'il était, avec les erreurs, sans excepter les erreurs évidentes. »

M. Ellis cite encore à l'appui III, 1, 23 famé H omnia AFDV; 5, 7, frangenii N fmgenti afdu, etc. Dans ces passages et quelques autres analogues \ la leçon de N offre un sens impossible ; mais cela même, joint à la qualité supérieure de l'orthographe, donne confiance dans la fidélité du scribe qui l'a rédigé.

Je conclus de tout ce qui précède que le Neapolitanus demeure à la première place parmi les manuscrits de Properce ^; qu'il est même le seul important. Mais je n'irai pas aussi loin que iM. Frédéric Léo quand celui-ci déclare que les manuscrits de M. Bœhrens 7ie valent rien

1. En voici un fort curieux, relevé également par M. Ellis, III, 15, 32:

Euriis in adversos desinit ire notos. AFDV Eiirus sub adverso desinit ire nolho. N

Si Ton admet une correction de Lachmann, ce que je fais pour ma part et qu'on écrive avec lui :

Eiirus ubi adverso desinit ire noto,

on a, comme l'observe très bien M. Ellis, une preuve indubitable de l'exactitude du copiste de N qui a conservé le mot sub, trace de ubi disparue dans AFDV.

2. MM. Kiessling {Deutsche Literatur:ieitung, 1880, p 231 sq.) et Cari Brandt {Quœst. Prop., Rerol., 1880) ont pris, comme MM. Ellis et Léo, la défense du Neapolitanus contre M. Bœhrens.

dit tout \ M. Léo reconnaît lui-même que D seul et F seul ont conservé intacts certains mots :

D. II, l, 7 Melampus. 13, 12 puris.

III, 16, -25 ne.

IV, 5, 36 maiis.

F. I, 12, 19 dcsistere.

II, 23, 30 num.

m, 3, 11, lares 21, 11 equora (aequore D N V), IV, 9, i5 aliquam. 52 vincta.

D'un autre côté, je trouve que le Hamburgensis n'est guère inférieur aux manuscrits de M. Bsehrens et que Hertzberg n'avait pas tort de l'admettre dans sa récension. M. Bœhrens lui-même accorde au Hamburgensis une mention honorable -. Il dit que, parmi les manuscrits contenant Catulle et Tibulle avec Properce, c'est le seul qui mérite d'être cité parce qu'il est transcrit d'après F ayant, il est vrai, déjà souffert des corrections. Cette dernière circonstance diminue la valeur du Hamburgensis aux yeux de M. Baehrens, qui n'en relève les variantes que de loin en loin avec celles d'autres manuscrits interpolés, sous le signe commun ç; d'après l'opinion de M. Léo et la mienne surAFDV, le copiste de H a, au contraire, bien fait de tenir compte des corrections de F. Voici des leçons de H ^ : il concorde en effet le plus souvent avec afn ; mais il se rencontre aussi quelquefois avec DV, ce qui paraît avoir échappé à M. Ijœhrens. ^

1. « Verum AFDV omnino nihil valent. » En tout cas, un mérite qu'il no faut pas enlever à M. Bœhrens, c'est d'avoir bien distingué les deux familles de manuscrits.

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