Pald., Prop, Carm., Prœf., p. 19 à la note
A. Toutes ces éditions contiennent Catulle, Tibulle et Properce.
5. Il faut faire exception pour l'Aldine de 1515, due, comme celle de 1502, aux soins d'Avanzio, et souvent invoquée par les éditeurs postérieurs, même par les modernes. Je suis parvenu à me la procurer, ainsi que la Juntine de 1503. Quant à rAldine de 150:2, M. P. de Nolhac en a trouvé, au Vatican, deux exemplaires, venant tous deux de rimportante bibliothèque de Fulvio Orsini et cotés aujourd'hui A 16 (8°) et A 15 (8°). Le premier a été annoté par deux savants : Angelo Colocci (1467-1549), auteur de poèmes latins, qui avait fait de sa maison du Quirinal le rendez-vous des lettrés de Rome et qui fut célèbre au temps de Léon X, et Basilio Zanchi, de Bergame, qui habita Rome vers la même époque et mourut en 1560. Le second exemplaire porte des corrections d'une main contemporaine des précédentes; la provenance des variantes est parfois indiquée par les lettres V. G. Je suppose qu'il s'agit du manuscrit de Bern. Valla qu'Ange Politien qualifiait de vetustus; voy. plus haut, p. 2 et 3. ^
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une connaissance étendue et approlbndie de rantiquité, que l'on doive leur enlever le mérite d'heureuses conjectures, et méconnaître les difficultés, aujourd'hui disparues, contre lesquelles ils avaient à lutter. On ferait preuve à la fois d'injustice et d'ingratitude : si la tâche est devenue plus facile avec le temps, c'est en partie aux travaux des premiers éditeurs que nous en sommes redevables. Ils ont défriché le terrain, ils ont aplani la route. Malheureusement l'absence fréquente de méthode, l'esprit même de conjecture qui parfois les servait bien, mais plus souvent les égarait, la nécessité de se frayer un chemin en pays nouveau et les erreurs dont elle est la cause, l'insuffisance scientifique de leur sièclis, tous ces motifs ensemble ont rendu en fin de compte leurs éditions très défectueuses.