‹ Études critiques sur Properce et ses élégiesChapitre 46 sur 200 · Prop · texte numérisé non relu

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loin des éludes spéciales sur ces importantes questions ; pour le moment je me borne à dire que, dans l'une et dans l'autre, l'opinion de Lachmann est absolument condamnable.

Les deux éditions qui suivirent la sienne et qui parurent toutes deux en 1827, celle de Frédéric Jacob (Leipzig, Teubner), et celle de Hermann Paldam (Halle, Hemmerde et Schwetscbke), sont des livres d'un ordre secondaire, mais d'un caractère estimable.

Fr. Jacob, qui a dédié son édition àLacbmann, adopte les conclusions paléographiques de ce dernier et la division en cinq livres ; mais il serre de plus près le texte des manuscrits et redoute la conjecture. Il a fait suivre les élégies d'une AdnolatiOy surtout critique, où il propose quelques corrections raisonnables. Ce qui caractérise son livre, c'est un mélange d'admiration sans réserve pour Lnchmann et de prudence naturelle poussée jusqu'à la timidité. M. Lucien Mûller s'est montré avec insistance d'une dureté excessive à l'égard de Fr. Jacob * ; Hertzberg au contraire, ne trouvait à lui reprocher que trop de modestie -. Ici encore, la vérité est dans le juste milieu : le travail de Fr. Jacob manque de mérite original, mais il est fait avec conscience et tient une place honorable parmi les éditions de Properce.

Quant à Paldam,' il faut lui savoir gré d'avoir le premier, dans un langage respectueux, mais très net, protesté contre deux fautes de Lachmann : la division en cinq livres et l'introduction fréquente des conjectures

1. Voy. L. Millier, De re metrica, p. 5^ sqq. — Cat. Hb., Prœf., p. (î. ^ Prop. Carm.y Prœf., p. 17.

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