‹ Études critiques sur Properce et ses élégiesChapitre 45 sur 200 · A propos de l'édition de Reggio · texte numérisé non relu

A propos de l'édition de Reggio

4. « llic aulem codex (N), Groningano vix infenor bonilate... » Laclim., Prop. Carm. (1810), Prœf., p. 10.

modestie qui repose de roiitrecuidance de certains éditeurs. Les notes, à la fois explicatives et critiques, placées au bas des pages, éclairent souvent l'interprétation, comme la constitution du texte. Ces notes sont par endroits très étendues : une d'elles, commencée page 25, occupe en surplus, et au détriment du texte qui disparaît, la page 26 tout entière ; une autre commence page 27 et prend pour elle seule les pages 28, 29 et 30. Même chose a lieu page 1 15 et page 133. Le volume se termine par une table comparative de la numération des livres, des élégies et des vers dans les éditions de Burmann et de Yolpi, et dans la présente édition.

La révolution due au génie de Lachmann dans la critique de Properce présente avant tout un caractère paléographique : c'est donc à ce point de vue que j'ai dû la considérer tout d'abord et la louer comme elle le mérite. Est-ce à dire que l'édition elle-même fût sans défauts et que, dans l'influence de Lachmann, à côté de la part de l'éloge, qui est de beaucoup la plus grande, il n'y ait pas à faire la part de la critique ? Lachmann eut, en premier lieu, le tort d'introduire dans le texte la plupart de ses conjectures, presque toujours plus ingénieuses que justes. Il commit deux ûmtes bien plus graves et dont les conséquences ne sont pas encore entièrement effacées : il imagina, contrairement à l'autorité des manuscrits, une division des élégies de Properce en cinq livres au lieu de quatre, et contrairement à une assertion formelle du poète disant à Cynthie qu'il l'a aimée pendant cinq ans ', une chronologie qui assignait à cette liaison une durée de huit années. On trouvera plus

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