‹ Études critiques sur Properce et ses élégiesChapitre 48 sur 200 · Paldam, Prop. Cann., Prœf., p. "Il sq · texte numérisé non relu

Paldam, Prop. Cann., Prœf., p. "Il sq

"2. Dans son livre Romische Erotik, de cinq ans postérieur à son édilion, il semble s'être fait sur le rôle de Lachmann une opinion plus nette : il est vrai que rédition des Élégiaques, donnée par Lachmann en 18:29 et dont je parle plus loin, avait paru dans rintervalle et c'est elle, non l'édition de Properce de 181G, que Paldam appelle « la première solidement paléograpliique depuis Scaliger )) (Rom. Erot., p. 31, note 3")).

3. Je ne veux pas dire qu'il soit toujours sans intérêt d'indiquer les leçons de ces éditions: loin de là; mais il ne faut pas y voir une autorité.

-i, Lachmann, dans cette édition de 1829 (p. 1, à la note explicative des sigles), dit qu'il a suivi surtout la récension de Fr. Jacob et la qualifie d'excellente : « Optimœ Frid. Jacobi reccmioni... » Est-il vraisemblable comme le veut M. Lucien Miiller (Cat. lib., Prœf'.,\). 0), que Lachmann se soit prononcé de cetle manière en tête de son livre, dans la seule note qu'il contienne, « par ironie socratique » ou « par urbanité lucilienne »? L'antipathie de M. L. MuUer pour Fr. Jacob égare son jugement.

5. On voit que Lachmann renonçait au Menlolianus, aux deux Palitini, au Bononiensis et au Guarnerianus dont il tenait \in certain compte dans son édition de 1816. Voy. Pvop. Cann., 1816, Prœf., p. 11.

abord on ne se défend point d'une certaine surprise : on a peine ù concevoir que, môme à treize ans de distance, un éditeur se déjuge à ce point. Dans l'édition de 1816, les conjectures se multiplient ; dans l'édition de 1829, la leçon des manuscrits est reproduite presque avec servilité ; des passages, contenant manifestement des erreurs de copiste, sont laissés intacts. D'où venait ce changement absolu de méthode ? A quelle raison Lachmann obéissaitil? Il ne s'en est expliqué nulle part, de sorte que nous sommes réduits aux hypothèses. M. L. Mûller* a pensé avec beaucoup de vraisemblance que Lachmann, en 1829, avait voulu éditer les œuvres de Catulle, de Tibulle et de Properce ^, non telles qu'ils les avaient publiées ou composées eux-mêmes, mais telles ou à peu près, que les meilleuis manuscrits nous les ont transmises; qu'il se proposait, non de restituer leurs poèmes tels que les anciens avaient dû les connaître, mais de constater l'état dans lequel ces poèmes étaient parvenus aux modernes. Ilcrtzberg^, tout en disant qu'il ne comprenait rien du'tout au dessein de Lachmann, avait cependant indiqué cette explication : le plus sûr, disait-il, est de penser que l'éditeur a voulu faire voir, de plus près qu'en 1816, quelle était la condition des meilleurs manuscrits. M. L. Mûller a eu raison d'affirmer ce que llertzberg hésitait à croire. Mais ni Hertzberg ni lui n'ont eu Tidée de se demander pourquoi Lachmann s'était proposé un but si nouveau. Il me paraît cependant qu'on peut en soupçon-

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