‹ Études critiques sur Properce et ses élégiesChapitre 69 sur 200 · BIBLIOTHECA · texte numérisé non relu

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aurait prouvé que telle ou telle pièce est incohérente, serait-on en droit de conclure de cela seul que le texte est altéré ou perdu? Et si, toutes les l'ois que la suite des idées ne ressort pas clairement, on crie à la perturbation du texte, que devient l'affirmalion de la plupart des critiques que Properce est obscur, qu'il compose d'une façon défectueuse ou tout au moins inusitée?

Deuxième argument. Properce II, 13, 17 dit que, le j our où la mort clora ses yeux, il ne veut à ses funérailles ni une longue suite d'images, ni les vaines lamentations de la trompette, ni pour son corps un lit aux pieds d'ivoire que recouvre une étoffe tissée d'or, ni des bassins remplis d'essences parfumées; il préfère de simples obsèques plébéiennes *; puis il ajoute :

Satmea, sat magna est si trcs siiit pompa libelli Quos ego Persephonoe maxima dona feram,

ce que l'on peut traduire à première vue : « Ce. m'est assez, ce m'est un assez beau cortège si j'ai trois livres que j'apporte, don précieux, à Perséphone. » Comment celte élégie où le poète dit que, s'il venait cà mourir, il ne veut point d'autre cortège que trois livres^ pourrait-elle se trouver dans le deuxième livre ? Il faut que le lecteur, au moment où il la rencontre, soit déjà entré dans le troisième.

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