‹ Études critiques sur Properce et ses élégiesChapitre 68 sur 200 · L. Midler, Prop. EL, Prœf., p · texte numérisé non relu

L. Midler, Prop. EL, Prœf., p

98 ETUDES SUR PllOPERCE.

llcultés. il esl inutile de recourir au dédoublement du deuxième livre.

Pour appuyer sa division. Laclimann ' invoque trois arguments. J'y répondrai k mesure.

Premier argument. Nous n'avons pas tous les vers de Properce.

G) Fulgence.au mot dividiœ, ciie comme étant de Properce : Dlvidias mentis conficit omnis amor. vers que nous ne retrouvons nulle part dans notre auteur. — Pour se faire une idée de ce que vaut le témoi2:na2:e de Fuigence. il sufiit de savoir que. au mot catillandi, il attribue à Properce ce qui suit et qui manifestement est d'un autre auteur : Calillata gerisvadimonia, publicum prostibulum-. ,

6) Servius, Yerg. Buc.\^ ^\, donne comme étant de Properce: Testes sunt sidéra nohis ; etGeor^.l,19,il dit :

1. Lachm.. Prop. Carm.,éd. 181Ô, préf.,p. 20 sqq; voy. aussi L. Millier, foc. cit., p. 11-13; Herm. Knauth. Quœst. Prop., Halle, 1878, p. 25, p. 30 à la note et passim : Robert Scharf. Quœst. prop., Halle, 1881, p. 7 à !a note. — W. S. Teuffel {Ge-sch. der Rom. Liter., % 246, note 3, p. 515 de la 4' édit.) explose l'état de la question en se portant du côté de Lachmann. DîEhr {Geêch. der Rom. Liter.. t. I. ^ t()0, p. 775 de la 4* édit.) et Nicolai {Gesch. der Rom. Liter., % 8i, p. th\) sont plutôt hostiles. Bernhardy (Grundr. der Rom. Liter.. \ 96, note tët, p. 6:23 delà S'édiDl'est tout à fait. Voy. aussi contre la division de Lachmann : C. F. A. Nobbe. Obs. in Prop. Carm. specim., Leipzig, 1818; Paldam, Prop. Carm., Prœf.,p.ii sqq.: Hertzberg, Prop. EL, T. l, Quœst. p. 211 sqq.; R. Voigt, Dequurlo Prop. libro, Hclsingfors, 1872, p. 3-17: Bœhrens. Prop. El, Proleg., p. 40 sqq.; Car.Brandt. Quœst. Prop. ,Bero\. 1880, p. 20-25. — Voy. enfin Cransloun, The Elegie-s of Prop. transi, intoengl. verse, Edimbourg et Londres. 1875 (en tête Life of Prop., p. 20); M. Cranstoun, tout en trouvant les raisons de Lachmann très plausibles, ne les juge pas bien concluantes: il a le tort d adopter néanmoins la division en cinq li\Te5 pour se conformer à Uusage.

2. Sur l'aulorilc nulle de Fulgence en général. R. Voigt renvoie au jugement de L. Lersch I Fulçentius de i6.5tr»«j< sermombus, Romic, 1845, p. 78;.

Alii Triptolemum, alii Osirin volxint^ quod magis vemm est, ut dicit Propertim vel Tihullus. — La première citation se retrouve dans Properce, parfaitement reconnaissable maigre les scrupules intéressés de Lachmann : II, 9, 41 Sidéra sunt testes et matutina pruina. La seconde fait allusion à un vers de TibuUe : I, 7, 20 Primiis aratra manu sollerti fecit Osiris.

c) Ovide, Trlst. II, 465, après avoir dit que TibuUe a, lui aussi, donné des préceptes d'amour et enseigné aux femmes les moyens de tromper une surveillance jalouse, ajoute : Invenies eadem blandi prœcepta Properii. Sur quoi Lachmann* s'écrie assez ingénument : « Où donc, je vous prie, les trouverons-nous, alors que nuls préceptes semblables ne se lisent aujourd'hui dans les Élégies de Properce ? » Où ? mais d'un bout à l'autre de son œuvre, qui est une œuvre d'amour; non, il est vrai, sous la forme didactique, mais de place en place - et pénétrant le tout de leur esprit.

d) Le deuxième livre de la vulgate olfre, dans sa première partie, d'évidentes lacunes ; on s'y trouve, à plusieurs reprises, en présence de fragments de pièces, et non de pièces entières. Ces symptômes se manifestent aux environs de la dixième élégie; vers cet endroit, quelques feuillets ont dû périr.

Ilertzberg ^ a montré que Lachmann a beaucoup exagéré le mauvais état du deuxième livre ; Voigt ^ a poussé plus avant encore la démonstration. D'ailleurs, quand on

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