Hcrlzb., Prop. EL T. /, Quœst., p
aujourd'hui et qui n'avaient été conservés, autant que je sache, par aucun des anciens. » A quoi Moriz Haupt * répond : « La restriction autant que je sache mévde d'être louée; chacun sait qu'au paragraphe io de la Vie de Virgile par Donat, on lit ce qui suit : L'Enéide à peine commencée fit tant parler d'elle, que Sexlus Properce n'hésita point à l'annoncer en ces termes : Cédez le pas, écrivains romains, et vous, Grecs, cédez lé pas; je ne sais quoi va naître de plus grand cjue riliade. »
Gedite Romani scriptores, cedite Grai :
Nescio quidmajus nascitur Iliade.
Ce sont là justement les deux vers cités par Pétrarque. Mais la présomption que ce dernier possédait un exemplaire de Properce a pour elle des arguments plus sérieux et que Moriz Haupt a mis en lumière'-. Voici d'abord quelque chose qui eût dû déjà éveiller l'attention : Bandini donne dans le catalogue des manuscrits latins de la bibliothèque Laurentiennc 3567, d'après un manuscrit venant de la bibliothèque des Gaddi (plut. 90, sup. 41, 3, f" G8 ^), une lettre adressée à Lombardo de Padoue par Lino Coluccio Piero Salutati, qui se trouve aussi dans le Riccardianus 898, f° 39^; on y lit, après une demande relative à une copie des Viri illustres et des Res mémorahiles de Pétrarque : « Quant à Properce, je n'ai qu'à m'en tenir à ce que tu m'écris pour pouvoir compter sur un exemplaire ^.. Flor. le 13 de juin. )' Ce rapprochement ne rend-il pas vraisemblable que étrarque avait
i. Haupt, Opusc, t. I, p. 277.