Horizb., Prop. El. T. I, Quœst. Prop., p. 215 sqq
un vide aux environs de II, 10 et 11 ; c'est là que les éditeurs posthumes auront placé l'élégie où se lit: Sat mea, sat magna est, etc. Mais, à ce compte, certaines pièces du quatrième livre, la huitième surtout, auraient dû également être insérées par les amis de Properce dans les premiers livres *; de plus, l'objection de métrique, soulevée par M. L. MûUer contre la transposition, trouve à s'appliquer ici; enfin, pour accepter l'idée de Hertzberg, il faut tout d'abord admettre avec lui et M. Munro que le premier livre seul a été publié du vivant de Properce ; je le crois, pour ma part, mais ce n'est point l'opinion générale.
Voici encore une autre explication due à un singulier hasard : elle est le fruit d'une erreur de Hertzberg, qui s'est imaginé l'avoir vue chez Paldam où elle ne se trouve point. Paldam, d'après Hertzberg, dit que Properce dans ces vers souhaite seulement « qu'il lui reste assez de temps à vivre pour qu'il puisse composer trois livres -» . Hertzberg répond que ni le sens général ni le mouvement des vers ne se prêtent à une telle interprétation, ni, pardessus tout, le gfwanc^ocum^we du vers 17. Qu'il ait tort ou raison, il se donne une peine inutile à réfuter ce que personne n'avait dit. Voici, en effet, comment s'exprime Paldam dans l'endroit auquel renvoie Hertzberg : « Je pense que Scaliger, et de même avant lui Beroaldo, ont expliqué ce passage de la manière la plus simple et la plus juste, en disant que le poète désirait composer encore un