‹ Études critiques sur Properce et ses élégiesChapitre 75 sur 200 · L. Mùller, Prop. EL, Prœf., p · texte numérisé non relu

L. Mùller, Prop. EL, Prœf., p

ItO ÉTUDES SUR PROPERCE.

supposer qu'un des quatre jambages a été oublié par le copiste (III au lieu de IlII). Pour ma part, le passage de Nonius me paraît décisif; c'est aussi le sentiment de M. Bœhrens '.

On peut encore faire valoir deux arguments tirés, l'un, de k brièveté invraisemblable du deuxième livre d'après la division de Lachmann ; l'autre, de II, 24, 1-2.

Au premier, les partisans de la distribution en cinq livres répondent que, si leur deuxième livre ne renferme que 354 vers, c'est que tous les vers de Properce ne nous sont point parvenus. J'ai montré plus haut^ qu'il n'y a aucune raison sérieuse de l'affirmer.

Quant au second, le voici. On lit II, 24, i-2 (numération vulgaire) :

Tu loqueris cum sis jam noto fabula libro Et tua sit tolo CYNTHIA lecta foro ?

Ce distique, où le poète, se parlant à lui-môme, dit ] qu'il est connu par un livre^ se trouve chez Lachmann dans le troisième livre (III, 16, 1-2); difficulté créée par j Lachmann, et qu'il s'efforce de lever en disant : « qu'il | soumonne que les livres II et III (d'après sa numération) ont été publiés en même temps ^; » par conséquent, lorsque Properce composa cette élégie, il n'avait pas encore publié le deuxième livre et il n'était connu que par un seul, le premier. Celte argumentation, comme l'a fort bien dit M. Voigt*, ne prouve qu'une chose, c'est que

.1 Baehrens, Prop. EL, Proleg., p. 4.1.

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