Voigt, De quarto Prop. libro, p
DE LA DIVISION EN LIVRES. Ht
Laclimann n'a pas d'arguments; aussi fait-il une conjecture gratuite, et même une pétition de principe.
Néanmoins, par un tout autre motif, je pense qu'il vaut mieux abandonner l'argument tire de II, 24, 1-2 : je suis disposé à croire, sinon avec M. Heimreich *, que ce distique n'est pas de Properce, du moins qu'il fait partie d'un passage trop corrompu pour qu'on s'y appuie sûrement.
« Mais en voilà assez et trop sur une chose qui n'a pas lant d'imporlance. » C'est ainsi que M. L. MûUer Mermine sa discussion sur la division des Élégies en quatre ou en cinq livres. Je ne puis partager cette manière de voir :
1° La coexistence de deux systèmes de numération est une cause de complication qui fait perdre des heures, on peut même dire des jours. Les savants qui s'occupent de Properce savent si je me plains à tort des retards et des fatigues vaines qui en résultent. Il est donc urgent que, dans tous les travaux relatifs à Properce, on s'en rapporte uniquement à la numération vulgaire, conforme h l'autorité des manuscrits ; c'est elle qu'il faut adopter dans l'usage quotidien. Tant pis pour les éditeurs qui ont préféré la division en cinq livres ; avec un peu plus de sens critique et surtout d'attention, ils auraient vu qu'elle est insoutenable.
,2o La distribution en cinq livres donne à l'œuvre de Properce une fausse physionomie, et cet argument n'est pas sans gravité : (( Les études de l'antiquité sont pour
1. Voy. Symb. philoloy. Donnens. in hon. Frid. RilscheJii collect. Fascic. poster. y Leipzig, 1807, Heimreich, Novcn Quœst. Prop., p. 660 sqq. — M. Heimreich pense que rintcrpolalion s'étend du vers 1 au vers 8. Voy. ce que j'en dis plus loin, Question des interpolations.