‹ Études critiques sur Properce et ses élégies: ouvrage contenant le fac-similé de six feuilles duChapitre 103 sur 192 · Cf. Hertzb., Prop. El. T. III, Commentar ,p · texte numérisé non relu

Cf. Hertzb., Prop. El. T. III, Commentar ,p

3. Voy. notamment II, 9, 30 : Aut mea si staret navis in Oceano, et IV, 1 ^, 147 : Nunc tua vel mediis puppis luctetur in undis. Dans ces deax vers, on interprétait le pronom possessif d'une manière étroite.

l. Haupt, Opusc, t. I, p. 280, 281.

ment de nômina gentilicia; mais le fait ii*est pas à supposer du temps d*Âuguste.

Le raisonnement de Haupt, bien qu'ayant sa valeur, n*est pas tout à fait inattaquable. Dans le style officiel, il est vrai, Tusage du double gentiliciuMy motivé sans doute par Tadoption, n'apparaît qu'à Tépoque de la dynastie Julio-Claudienne et ne devient fréquent qu'à partir des premiers Flaviens; pendant toute la période du règne d'Auguste, les fastes consulaires ne fournissent qu'un seul exemple de double gentiliciumy celui de P. Sulpicius Quirinius, consul de l'an 12/742. Mais, dans le langage ordinaire, les exemples de Brutus, de Métellus, de Scipion et d'Atticus prouvent que, déjà vers la fm de la période républicaine, on conservait les anciens noms qui juridiquement étaient éliminés par l'adoption ^

Il ne serait donc pas inadmissible que Properce eût porté deux noms de gens^ si nous en étions réduits à l'argumentation de Moriz Haupt. Mais l'origine de l'erreur, origine que ce dernier ne connaissait pas ^, est aujourd'hui dévoilée : c'est par confusion avec le nom de Prudence, AURELIUS Prudentius Clemens^ que l'on a ainsi allongé celui de Properce ; TeuffeP, M. L. Mûller* signalent cette cause d'erreur, qui est vraisemblable^.

i. Voy. Êtiide 8ur Pline le Jeune, par Th. Mommsen, traduite par C. Morel, Bibliothèque de l'École des Hautes Ëtudes, 15* fascicule, p. A^, 45 ; voy. aussi même ouvrage, p. 39.

2. « Ce faux nom d'Âurelius est venu des manuscrits interpolés et des éditions du poète. Où les interpolateurs Tout pris, je ne le devine pas. Mais il est difficile d'admettre que ce soit une invention de pure fantaisie ; c'est plutôt quelque chose de ma| compris, dont je ne sais pas l'origine. » M. Haupt, Opusc, t. I, p. 285.

3. W. G. Teuffel, Gesch, der rôm. Liter.. g 246, nM, p. 514 de la 4" édi:.

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